Depuis plusieurs jours, le Masters 1000 de Cincinnati se déroule sous un climat étouffant : chaleur intense et humidité extrême. Lundi soir, ces conditions ont eu raison d’Arthur Rinderknech, victime d’un malaise en plein match. Un phénomène loin d’être nouveau, mais qui s’aggrave avec le temps et le réchauffement climatique, sans réelle solution en vue.
Malgré les 260 millions de dollars investis pour rénover le Lindner Family Tennis Center de Mason, il est impossible de maîtriser le principal ennemi des joueurs : le climat. Comme chaque été dans l’Ohio, l’air est lourd, la chaleur suffocante, et la sueur coule à flots. Les joueurs s’épuisent plus vite, leurs performances chutent, et parfois, leur corps cède.
C’est ce qui est arrivé à Rinderknech lors de son troisième tour face à Felix Auger-Aliassime. Après un bon début de match, le Français s’est effondré à l’ombre d’un mur, incapable de reprendre ses forces. Il a tenté de continuer, mais a dû abandonner deux jeux plus tard.
Voir un athlète de haut niveau dans une telle détresse frappe les esprits, d’autant que Rinderknech connaît bien ce type de conditions après son passage par le circuit universitaire américain, notamment à Texas A&M. « C’est de la survie, confiait-il samedi après sa victoire sur Casper Ruud. Jouer dans une telle chaleur, ce n’est pas bon pour le corps ou pour la tête. »
Et ce cas n’est pas isolé. En mars 2024, Arthur Cazaux avait connu un malaise similaire à Miami, dans un climat subtropical humide. Washington, Cincinnati, New York… chaque été, les joueurs doivent composer avec une chaleur suffocante, semaine après semaine.
L’ancienne joueuse et consultante Eurosport Camille Pin insiste sur l’importance d’une récupération optimale, entre et pendant les matchs : « Il faut remettre les compteurs à zéro entre chaque point, bien respirer, boire et s’alimenter correctement. » Mais elle reconnaît aussi les limites : « Les joueurs ont l’habitude de la chaleur, mais parfois, cela devient dangereux. »
Déplacer certains tournois vers des régions au climat plus doux pourrait être une solution. Mais la réalité économique complique tout : les Masters 1000 sont rares, fortement liés à leurs sponsors, et les villes hôtes défendent jalousement leur place au calendrier.
En attendant, les joueurs devront encore lutter contre cet adversaire invisible. Et la météo annonce 42°C à Mason ce mercredi…




