Depuis que le Ballon d’Or est attribué en fin de saison et non plus sur l’année civile, aucune équipe n’avait jamais placé autant de joueurs parmi les trente finalistes. Le Paris Saint-Germain fera tomber ce record le 22 septembre prochain, au théâtre du Châtelet, avec neuf représentants dans la liste. Peu importe leur classement final : pour le club parisien, la quantité prime sur la qualité.
Luis Enrique, qui affirme régulièrement ne pas se soucier des récompenses individuelles, a tout de même dû savourer l’annonce. Avant la rencontre face à Botafogo en Coupe du monde des clubs, il confiait :
« Je comprends l’engouement, mais pour moi, ce qui compte, c’est la force de l’équipe. »
Jeudi, la publication de la liste a dû lui arracher un sourire : Gianluigi Donnarumma, Achraf Hakimi, Nuno Mendes, João Neves, Vitinha, Fabian Ruiz, Désiré Doué, Khvicha Kvaratskhelia et Ousmane Dembélé y figurent. Un record depuis le nouveau format instauré en 2021-2022. Le seul précédent comparable remonte au Real Madrid version 2018, également avec neuf représentants — mais dans un contexte différent.
Autre signe fort : six de ces Parisiens découvrent cette sélection pour la première fois. Un symbole du travail de Luis Enrique, qui a su hisser plusieurs joueurs à un niveau inédit. Donnarumma, Vitinha et Kvaratskhelia étaient les seuls déjà habitués au costume de gala.
Le chiffre aurait pu être encore plus impressionnant si Marquinhos, Pacho ou Bradley Barcola avaient été retenus. Mais voir Fabian Ruiz, João Neves ou Désiré Doué figurer parmi les 30 finalistes illustre parfaitement la progression collective du groupe.
Pour Luis Enrique, peu importe si Dembélé ou Hakimi repartent bredouilles de la cérémonie. L’essentiel est ailleurs : en 2023, le PSG plaçait Lionel Messi (1er) et Kylian Mbappé (3e) sur le podium ; en 2025, c’est la force collective qui est mise en lumière. Et même si le trophée échappe aux Parisiens, la saison du club est déjà validée par cette reconnaissance massive.




