Dévitalisé par le départ de son entraîneur Xabi Alonso et de nombreux cadres l’été dernier, puis fragilisé par le limogeage éclair d’Erik ten Hag après seulement deux journées de Bundesliga, le Bayer Leverkusen, champion d’Allemagne 2024, a retrouvé la voie du succès depuis l’arrivée du Danois Kasper Hjulmand.
Sa mission : redonner cohésion et identité à un effectif profondément remodelé, où figuraient notamment Lukas Hradecky, Jonathan Tah, Granit Xhaka, Florian Wirtz ou Victor Boniface. Sous ten Hag, le Bayer avait peiné à trouver un style de jeu et une dynamique, enchaînant une défaite inaugurale à Hoffenheim (1-2) et un nul frustrant à Brême (3-3). Le club a alors décidé de changer de cap rapidement.
Hjulmand, débarqué à quelques heures du prochain match, a tenu un discours collectif clair : confiance et discipline. Le résultat ne s’est pas fait attendre : une victoire 3-1 face à Francfort, malgré deux expulsions, a lancé la saison. Le Danois a misé sur un système pragmatique, renforçant l’axe central Flekken–Badé–Palacios–Schick et s’appuyant sur les flancs expérimentés de Grimaldo et Lucas Vázquez.
Tout en s’inspirant des méthodes de Xabi Alonso, Hjulmand a su faire fonctionner l’alchimie entre anciens et nouveaux joueurs. Aujourd’hui invaincu en Bundesliga (4 victoires, 3 nuls), le Bayer est de retour dans le top 5 et vise plus que jamais le haut du classement. Le recrutement, mêlant jeunes talents comme Jarell Quansah et cadres expérimentés, témoigne de l’ambition d’allier présent et futur.
Avant de défier le PSG en Ligue des champions, le Bayer Leverkusen a prouvé que sa mission impossible n’en était plus vraiment une.




