CAN – « On a cessé de jouer » : freinés par le Mali (1-1), les Lions de l’Atlas encore en rodage

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La pression est déjà lourde sur les épaules du Maroc et de Walid Regragui. Après une entrée en matière maîtrisée face aux Comores, les Lions de l’Atlas ont calé samedi lors de leur premier véritable test dans cette Coupe d’Afrique des nations, concédant le nul face au Mali (1-1). Une production offensive irrégulière et surtout une seconde période inquiétante confirment que le pays hôte n’a pas encore pleinement lancé sa compétition.

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Sans être flamboyants, les débuts laissaient espérer une montée en puissance face aux Aigles. Mais ce rendez-vous s’est révélé plus complexe que prévu. Comme lors du match d’ouverture, le Maroc a confisqué le ballon et imposé sa présence territoriale. Pourtant, au fil des minutes, la circulation s’est enrayée et la maîtrise s’est effritée. En fin de rencontre, le Mali, de plus en plus audacieux, aurait même pu faire basculer le match. Un sérieux avertissement pour une sélection encore sous tension, même si le spectre d’une élimination précoce reste peu probable. Une chose est sûre : la pression est montée d’un cran.

Dans un stade Prince Moulay Abdellah comble, en présence notamment de Kylian Mbappé, aperçu en tribunes avec le maillot d’Achraf Hakimi, les Lions de l’Atlas ont affiché des intentions ambitieuses. Regragui avait aligné un onze polyvalent et porté vers l’avant, convaincu que la domination finirait par payer. Mais comme face aux Comores, le même mal persiste : une construction parfois séduisante, mais trop lente pour déséquilibrer un bloc adverse bien en place.

Les Lions ronronnent

Cette difficulté collective a pesé sur les individualités. Auteur d’un but spectaculaire lors du premier match, Ayoub El Kaabi a cette fois été muselé par la défense malienne. Ismaël Saibari s’est procuré deux occasions franches, sans parvenir à faire la différence. Le salut est encore venu de Brahim Diaz. Déjà décisif lors de l’ouverture du tournoi, l’attaquant du Real Madrid a provoqué puis transformé un penalty juste avant la pause, offrant l’avantage aux siens (45e+5).

Sans réellement convaincre, le Maroc semblait alors se diriger vers un nouveau succès sans éclat, en attendant les matches couperets. Mais la rencontre a basculé dans la tension. Une altercation entre Gaoussou Diarra et Brahim Diaz a d’abord fait monter la température, avant un tacle mal maîtrisé de Jawad El Yamiq, appelé à suppléer Romain Saïss. Le penalty accordé au Mali a été transformé par Lassine Sinayoko, plongeant Rabat dans un mélange de doute et de nervosité.

« Un match, c’est 90 minutes »

Lucide après la rencontre, Azzedine Ounahi a pointé le manque de constance de son équipe. « On a été très bons en première période, avec de la densité et des occasions. Mais en deuxième mi-temps, on n’est pas rentrés dans le match. On a arrêté de jouer et on a subi », a reconnu le milieu marocain. Avant de conclure : « Un match, c’est 90 minutes, pas seulement une mi-temps. »

Entre excès de confiance et poids des attentes, le Maroc devra rapidement corriger ses failles avant le dernier match de groupe face à la Zambie, annoncée combative. À Walid Regragui d’identifier les leviers à actionner, qu’il s’agisse de changements d’hommes ou d’ajustements tactiques. Car d’autres défenses solides, similaires à celle du Mali, se dresseront bientôt sur la route des Lions de l’Atlas. Et cette fois, il faudra répondre sur toute la durée.

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