Carlos Alcaraz à la conquête de l’indoor et de l’automne : “S’il a l’envie, il sera intouchable”

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Lancé sur une série phénoménale — dix finales consécutives depuis plus de six mois —, Carlos Alcaraz compte bien prolonger son incroyable dynamique jusqu’à la fin de l’année. Reste une ombre au tableau : la tournée européenne automnale, en salle, ne lui a jamais vraiment réussi. Un paradoxe, selon Nicolas Escudé, qui estime que cette anomalie pourrait vite disparaître. À condition, dit-il, que l’Espagnol en ait vraiment la volonté.

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Un “faux” problème d’indoor

Carlos Alcaraz n’a jamais brillé en automne, ni particulièrement sous les toits. Passé le mois de septembre, son nom se fait rare dans les derniers tours des tournois majeurs, notamment au Rolex Paris Masters et aux ATP Finals. Un manque de réussite dû au jeu en salle ou à la fatigue de fin de saison ? “Un peu des deux”, sourit Nicolas Escudé. Mais pour le consultant d’Eurosport, tout cela pourrait bientôt n’être qu’un souvenir : Alcaraz a tout pour régner aussi bien sur l’indoor que sur les autres surfaces.

Le “complexe” de l’indoor ? Une légende, selon Escudé. “Il a gagné à Rotterdam, même si ce n’était pas son meilleur niveau. Je ne crois pas qu’il ait un blocage. Son jeu colle parfaitement à ces conditions, d’autant que les surfaces indoor actuelles sont moins rapides qu’avant.”
S’il n’a remporté que trois matchs sur sept aux Masters et n’a jamais atteint les quarts à Paris, cela ne traduit pas un manque de qualités, mais plutôt un concours de circonstances.


Un déclic nommé US Open

Alors, pourquoi les choses changeraient-elles cette année ? Parce que l’Alcaraz de fin 2025 n’est plus le même. Le dernier US Open l’a transformé. Pour Nicolas Escudé, ce tournoi a marqué un tournant majeur :

“Pour moi, il y aura un avant et un après US Open. La façon dont il a joué à New York peut déclencher beaucoup de choses pour la suite.”

Jusqu’ici, Alcaraz alternait le génial et le décevant, capable du meilleur comme du pire. “Avant, il avait des hauts extraordinaires mais aussi des bas. À l’US Open, il a affiché une stabilité incroyable. Il a enfin intégré ce que Ferrero attend de lui depuis longtemps. Ce tournoi, c’est un chef-d’œuvre absolu.”


Une maturité nouvelle

Ce qui impressionne le plus, c’est qu’Alcaraz, déjà sextuple vainqueur en Grand Chelem, continue de progresser. Son triomphe à l’US Open 2025, plus abouti encore que ses sacres à Wimbledon ou Roland-Garros, en est la preuve.
“Il a passé un cap cette année, poursuit Escudé. 2025 a été une année charnière. Après Miami, il a pris du recul, en famille. Le documentaire Netflix et les remarques de Ferrero ont dû le piquer. Sa lourde défaite à Wimbledon l’a aussi profondément marquée. Et la manière dont il a réagi ensuite à New York, c’est impressionnant.”


La question de la faim

Aujourd’hui, Alcaraz maîtrise tout : son jeu, son mental et son calendrier. Mais une interrogation demeure : aura-t-il encore l’envie d’aller chercher des titres à Paris et Turin ? “Il est quasiment assuré de finir numéro un, note Escudé. La vraie question, c’est : à quel point a-t-il faim ? S’il garde la même motivation, il sera intouchable.”

Malgré l’absence de Grand Chelem à l’horizon, les motivations ne manquent pas : conquérir des tournois qui lui échappent encore — Bercy, les ATP Finals — et poursuivre sa série de dix finales consécutives. D’autant qu’il arrive plutôt frais, n’ayant disputé qu’un tournoi depuis New York.

“Tout dépendra de son envie, conclut Escudé. S’il la retrouve, personne ne pourra l’arrêter. L’automne et l’indoor peuvent, eux aussi, devenir son territoire.”

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