Championnat d’Europe 2025 | Impossible de masquer le talent de Paul Seixas

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À seulement 19 ans, Paul Seixas a signé dimanche la plus grande performance de sa jeune carrière en décrochant la 3ᵉ place de la course en ligne des Championnats d’Europe en Drôme-Ardèche. Et pas derrière n’importe qui : Tadej Pogacar et Remco Evenepoel, deux des meilleurs coureurs mondiaux sur ces parcours, l’ont précédé. Une performance qui rend difficile toute stratégie de prudence que son équipe pourrait envisager pour 2026.

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Un bronze arraché avec panache

Cette image pourrait marquer un tournant dans le cyclisme. On se souviendra peut-être de ce jour comme celui où le monde a véritablement découvert Paul Seixas, ou comme le début d’une rivalité naissante entre lui, Pogacar et Evenepoel, trois prodiges précoces. Une chose est certaine : Seixas ne peut plus se cacher, et son équipe non plus.

Une trajectoire fulgurante

Depuis le début de la saison, le coureur de Decathlon-A2GR La Mondiale enchaîne les exploits sans fausse note. Le 25 avril, il aidait Nicolas Prodhomme à remporter sa première victoire professionnelle. Six semaines plus tard, il terminait 8ᵉ d’un Dauphiné très disputé, puis 3ᵉ du chrono des Championnats de France et acteur majeur dans le succès de Dorian Godon sur la course en ligne. Après un Tour de l’Avenir remporté, il devenait le meilleur Français aux Mondiaux de Kigali (13ᵉ) et médaillé d’argent en relais mixte, avant de décrocher ce bronze européen. Sa carrière ressemble à un manège lancé à pleine vitesse : personne ne peut prédire jusqu’où il ira.

Pas intimidé par les plus grands

Seixas a encore surpris tout le monde ce dimanche. Ni Pogacar, ni Evenepoel, ni aucun autre adversaire ne l’impressionne. Il suit les leaders sans se précipiter, attend son moment et profite des occasions. Quand d’autres craquent, il reste solide et continue de défendre sa position.

Un talent précoce et audacieux

Fin 2024, Seixas était encore junior, champion du monde du chrono. Mais à l’image d’Evenepoel avant lui, il a choisi de passer rapidement au niveau supérieur. Sa première saison ne devait pas le mener sur le Dauphiné, les Mondiaux ou les Championnats d’Europe, et pourtant il y a brillé, rendant obsolètes les précautions prévues par sa future formation pour 2026.

Un avenir prometteur

Comment expliquer qu’on cherche à contenir un jeune coureur capable de terminer 8ᵉ d’une première course à étapes World Tour, 3ᵉ aux Européens et 13ᵉ sur une course de plus de 260 km ? Seixas possède le potentiel pour remporter un Grand Tour, voire le Tour de France, ainsi que des classiques et des courses par étapes du World Tour. Ses dirigeants devront trouver un équilibre entre patience et ambition pour lui permettre de découvrir les courses qui le font rêver : Liège-Bastogne-Liège, Paris-Nice, La Flèche Wallonne ou un nouveau Dauphiné. Rien n’était prévu pour lui ces huit derniers jours, et pourtant, tout s’ouvre désormais à lui. Paul Seixas a déjà pris une longueur d’avance.

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