Charles Leclerc, spectateur malgré lui chez Ferrari

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Se classant seulement huitième au Grand Prix du Qatar dimanche, Charles Leclerc a vécu un week-end frustrant au volant de sa SF-25. Habitué aux déconvenues des derniers mois, le Monégasque a cette fois laissé transparaître son sarcasme après la course, reconnaissant que la lutte pour le titre était « très belle »… mais qu’il aimerait aussi y prendre part. De quoi relancer les interrogations sur l’éventuelle activation de sa clause de départ à la fin 2026.

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Un week-end à regarder plutôt qu’à jouer

Charles Leclerc se retrouve parfois dans la même position que les spectateurs : attendre le dimanche pour voir ce qui se passe. Après le Grand Prix du Qatar, où Max Verstappen a encore réduit l’écart avec Lando Norris dans la course au titre, la dernière étape à Abou Dabi s’annonce aussi palpitante qu’incertaine. « La lutte pour le titre est très belle et intense cette année », a admis le pilote Ferrari. La différence, c’est que lui aimerait également y participer, et pas seulement la suivre derrière son volant.

Ironique, Leclerc confiait : « Durant la course, j’ai pu observer ce qu’il se passait devant grâce aux écrans géants le long de la piste. Je faisais les calculs dans ma tête pour la lutte au titre, et c’était la partie la plus intense de ma course, qui a été très ennuyeuse. » Une course si terne que les caméras ont fini par l’oublier, le laissant dans l’anonymat, comme son coéquipier Lewis Hamilton, lui aussi hors des points (12e).

Un rêve de titre freiné par la réalité

Pour Charles Leclerc, c’est un nouveau coup dur. Alors que Ferrari traverse l’une de ses pires périodes, avec 27 Grands Prix consécutifs sans victoire, le Monégasque semble résigné face à une situation inimaginable il y a encore quelques mois. Après sept ans d’espoirs pour ramener le titre à Maranello, il se heurte à une dure réalité. Depuis 2019, ses résultats au championnat sont : 4e, 8e, 7e, 2e, 4e, 3e et 5e. À son premier exercice chez Ferrari, il comptait 2 victoires contre 8 pour Verstappen. Six ans plus tard : 8 victoires contre 70 pour le Néerlandais, sans oublier quatre titres mondiaux.

Ainsi, Leclerc abordera la dernière course de la saison comme un simple spectateur. Il pourrait presque se voir dans le paddock, à parier avec ses ingénieurs sur le vainqueur final entre Norris, Verstappen ou Piastri. « À Abou Dabi, je vais simplement essayer de terminer l’année du mieux possible. Viser un podium serait fantastique, même si rien ne s’annonce facile après le week-end dernier », analysait-il dimanche, visiblement frustré.

Frédéric Vasseur, son Team Principal, confirme : « On ne retire rien de positif de cette course. 99% de notre travail est actuellement concentré sur la saison prochaine et le nouveau règlement technique. »

Une clause libératoire à la fin 2026

À chaque interview, Leclerc réaffirme son désir de décrocher un titre avec Ferrari. Mais à 28 ans, il doit se questionner sur son avenir si ce rêve continue à s’éloigner. Bien qu’officiellement lié à la Scuderia jusqu’en 2029, avec un salaire estimé à 26 millions d’euros, une clause dans son contrat pourrait lui permettre de partir dès la fin 2026 si les résultats ne suivent pas.

« Mon avenir remis en question si ça ne fonctionne pas en 2026 ? C’est difficile à dire, la situation sera différente à ce moment-là. Mais tout le monde sait combien j’aime cette équipe. Je ferai tout pour rester chez Ferrari et ramener le titre », confiait-il récemment à l’AFP.

Pour l’instant, Charles Leclerc reste donc fidèle à son rêve, même si, saison après saison, il semble condamné à l’observer de loin.

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