Coupe de France : Avranches (N2) surprend Brest sans complexe

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Vainqueur de Brest aux tirs au but vendredi en 32es de finale de la Coupe de France, Avranches (N2) a signé l’un des coups d’éclat majeurs de cette première soirée du week-end (1-1, 5-4 t.a.b.). Face à un club de Ligue 1, l’exploit est notable. Pourtant, côté normand, la qualification a été accueillie avec un étonnant mélange de calme et de maîtrise, à l’image de leur gardien Anthony Beuve, décisif une nouvelle fois.

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Héros de la séance, le portier de 38 ans s’est montré d’abord mesuré au micro de beIN Sports, quelques minutes après avoir envoyé les siens au tour suivant. « On commence à réaliser petit à petit. On a un groupe expérimenté, habitué à ce genre de rendez-vous », a-t-il expliqué, avant que l’émotion ne le rattrape en évoquant une saison passée compliquée sur le plan personnel.

Revenu à Avranches l’été dernier après une année agitée — marqué par un départ forcé faute d’accord pour prolonger après dix saisons au club — Anthony Beuve a retrouvé son jardin grâce à l’arrivée du nouveau président Morgan Cousin. Un retour gagnant. Déjà décisif au tour précédent contre Aubervilliers, avec deux tirs au but stoppés, il n’a cette fois eu besoin que d’un seul arrêt pour faire tomber Brest, en repoussant la tentative de Romain Del Castillo.

« Il ne faut pas banaliser ce que l’on vient de faire. Brest a joué la Ligue des champions la saison dernière. Nous traversons une période difficile, mais on sait se transcender dans ces matches-là », a poursuivi Beuve, tandis que les supporters, eux, laissaient éclater leur joie en envahissant la pelouse.

L’expérience est d’ailleurs l’une des grandes forces de cet Avranches-là. Sept des onze titulaires dépassaient les 30 ans, pour une moyenne d’âge de 30,2 ans au coup d’envoi, contre un peu plus de 24 ans côté brestois. Un vécu incarné par le capitaine Jessy Pi, ancien professionnel à Brest et formé à Monaco.

Analytique après la rencontre, l’entraîneur Cédric Hengbart n’a pas caché sa fierté. « Un grand coup de chapeau aux joueurs », a-t-il lancé, confiant même avoir anticipé le scénario. « Je savais qu’on pouvait les gêner en exploitant certains de leurs défauts. » Un exploit mûrement réfléchi, presque calculé.

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