Jugées souvent trompeuses, les trêves internationales réservent parfois des prestations marquantes. Celle de l’Espagne en Turquie (0-6) en fait partie. Au cœur de la démonstration ibérique, un nom s’impose : Pedri. Le milieu du Barça a livré une prestation magistrale, ponctuée d’un doublé, confirmant son statut parmi les plus grands talents du football mondial. Certains vont même jusqu’à se demander : et si c’était lui, le meilleur joueur du monde ?
Une prestation éclatante à Konya
Face à une Turquie vite dépassée, Pedri a frappé dès la 6e minute, d’un enchaînement de grande classe : feinte de corps, ballon brossé, et la Roja prenait déjà l’ascendant. Meneur de jeu, organisateur et finisseur, le Canarien a rayonné, orchestrant les offensives espagnoles et donnant le tempo à ses coéquipiers, Lamine Yamal et Nico Williams notamment. Sa gestion du rythme, ses choix toujours justes et sa vision du jeu ont rappelé pourquoi il est considéré comme une référence mondiale à son poste.
Un retour à son poste naturel
Depuis le début de la saison, Pedri évolue à nouveau dans un rôle hybride de milieu gauche, proche du rond central. Une position qui libère son influence et lui permet d’animer le jeu comme le faisait son modèle Andrés Iniesta. Luis de la Fuente n’a pas caché son admiration après la rencontre : « Pedri est probablement le meilleur au monde à son poste. »
Maturité et leadership affirmés
Moins flamboyant médiatiquement que son jeune compère Lamine Yamal, Pedri se distingue par sa simplicité et son attachement au collectif. Devant la presse, il a relativisé son doublé : « Je suis content d’avoir aidé l’équipe, mais les buts sont secondaires. »
Derrière cette modestie, le milieu espagnol assume un rôle de leader. Dans le vestiaire, il sait plaisanter, mais aussi rappeler l’importance du collectif, comme il l’a récemment fait au Barça. Symbole d’une nouvelle Roja conquérante, Pedri incarne désormais le relais idéal du sélectionneur, avec une maturité qui impressionne.
Le patron de la Roja ?
À 21 ans, Pedri s’impose comme l’âme de cette Espagne séduisante et redoutable. Entre éclat technique, intelligence de jeu et sens du collectif, il donne l’impression d’avoir déjà les clés de la sélection. Une question s’impose alors : et si le sommet de la hiérarchie mondiale appartenait désormais au maestro de Tegueste ?




