Comme en septembre, l’équipe de France devra composer sans plusieurs de ses éléments offensifs majeurs. Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Marcus Thuram et Rayan Cherki, tous blessés, manqueront à l’appel, laissant la porte ouverte à un retour remarqué : celui de Florian Thauvin. L’ailier n’a pas foulé la pelouse de Clairefontaine depuis six ans, mais sa forme ascendante avec Lens le remet dans la course pour une sélection.
On pensait le réservoir offensif des Bleus inépuisable. Pourtant, le rythme effréné des matchs et des préparations tronquées a fini par peser sur la profondeur de l’équipe. Pour les prochaines rencontres de qualification à la Coupe du monde 2026 face à l’Azerbaïdjan et l’Islande, Didier Deschamps devra gérer plusieurs absences de poids. Dembélé, Ballon d’Or fraîchement couronné, ainsi que Doué, Thuram et Cherki, ne seront pas disponibles. Les deux plus jeunes, encore en phase d’intégration, représentent pourtant l’avenir de l’attaque française.
Malgré ces absences, le secteur offensif des Bleus reste redoutable, guidé par Kylian Mbappé et Michael Olise, auteurs de performances impressionnantes actuellement. Ils seront épaulés par Bradley Barcola et probablement Maghnès Akliouche. Trois places restent à attribuer, et Hugo Ekitike ou Kingsley Coman, déjà sollicités lors de la rentrée internationale, pourraient compléter l’effectif. Quant à Randal Kolo Muani, limité à 13 minutes de jeu depuis son arrivée à Tottenham, il pourrait laisser sa place.
Christopher Nkunku, dont le temps de jeu à l’AC Milan est restreint (33 minutes en Serie A), voit ses chances limitées. Jean-Philippe Mateta, auteur de bonnes performances à Crystal Palace, apparaît comme un choix crédible. Mais la grande question reste le retour de Florian Thauvin. En pleine forme avec Lens, le joueur de 32 ans n’a plus été appelé depuis son match marquant à Andorre (0-4), lorsqu’il évoluait à l’OM et avait inscrit un but et délivré une passe décisive. Thauvin, essentiel au groupe entre 2017 et 2019, ne compte que 10 sélections, souvent de courte durée, à l’image de son unique minute jouée lors de la Coupe du monde 2018 face à l’Argentine. Didier Deschamps le connaît parfaitement, mais l’ailier peut-il s’inscrire dans l’avenir du collectif ? Sa capacité à fournir un volume de jeu important plaide en sa faveur. « Je ne me suis jamais senti aussi bien, expliquait-il après sa dernière performance avec Lens. La meilleure saison de ma carrière a été en 2018, mais aujourd’hui je me considère plus fort. J’étais efficace, bon dans la finition, mais peut-être un peu trop individualiste. »
Au milieu, l’absence d’Aurélien Tchouaméni est moins problématique. Pour épauler Manu Koné et Adrien Rabiot, Eduardo Camavinga refait surface à Madrid et a déjà marqué en Ligue des champions. D’autres alternatives sont disponibles, avec Boubakar Kamara (Aston Villa), Youssouf Fofana (Milan) ou Corentin Tolisso (OL). En défense, le retour de William Saliba offre une option supplémentaire de choix. Mais qui paiera le prix de cette présence renforcée ? Lucas Hernandez, en difficulté à Paris, ou Benjamin Pavard, en forme avec l’OM ?




