Incarcéré depuis mars 2024 à la prison de Tremembé, à 150 km de São Paulo, Robinho demeurera derrière les barreaux après le rejet lundi par la Cour suprême d’un recours visant à obtenir sa libération. L’ancien attaquant, passé par le Real Madrid et l’AC Milan, avait été reconnu coupable de viol collectif en 2013, dans une boîte de nuit à Milan, en Italie.
La Cour suprême a précisé que la décision avait été adoptée à la majorité des voix lors d’une session virtuelle. Robinho, de son vrai nom Robson de Souza, purge une peine de neuf ans de prison au Brésil, suite à la condamnation confirmée par la Cour de cassation italienne en janvier 2022. La Constitution brésilienne interdit l’extradition de ses ressortissants, ce qui a conduit le Tribunal supérieur de justice (STJ) de Brasilia à accepter que Robinho purge sa peine dans son pays natal.
Ses avocats ont multiplié les recours pour contester l’incarcération, tandis que l’ancien joueur clame son innocence et attribue sa condamnation à des motifs de « racisme ». En novembre dernier, la Cour suprême avait déjà validé le transfert de sa peine au Brésil. Cette fois, elle a rejeté les « embargos de déclaration », un recours destiné à clarifier une décision judiciaire, estimant qu’il s’agissait en réalité d’une tentative de renverser le verdict.
Selon la défense, le STJ n’aurait pas correctement pris en compte un vote dissident concernant l’application de la loi sur l’immigration entre l’Italie et le Brésil, règle qui avait permis la validation de la condamnation. Le juge Luiz Fux a toutefois jugé la requête inappropriée, confirmant le maintien de Robinho en prison.




