Gabriel Jesus retrouve enfin les terrains. Mercredi soir à Bruges, l’attaquant brésilien a signé son grand retour près d’un an après sa rupture des ligaments croisés. En seulement trente minutes, il a rappelé à quel point sa présence pouvait transformer le visage d’Arsenal, au point de bousculer rapidement la hiérarchie offensive et de menacer la place de Viktor Gyökeres. Un renfort inespéré pour Mikel Arteta, dont le sourire en disait long.
« R9 is back ». Le message de William Saliba sur Instagram résume l’émotion ressentie au sein du vestiaire londonien. Après 322 jours d’absence, Gabriel Jesus a retrouvé la compétition sur la pelouse du stade Jan-Breydel, théâtre d’un retour très attendu. Une éternité pour l’ancien de Manchester City, marqué par une carrière hachée par les blessures, dont celle qui l’avait privé de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Mais lorsqu’il est disponible, le Brésilien change la dynamique des Gunners.
Face à Bruges, il n’a eu besoin que d’une demi-heure pour se montrer décisif : trois frappes, deux cadrées et une barre transversale, lors du large succès d’Arsenal en Ligue des champions (3-0). Une entrée convaincante qui a immédiatement mis en lumière ce qui manquait à l’attaque londonienne ces derniers mois.
Mikel Arteta n’a d’ailleurs pas caché sa satisfaction. « Vous voyez à quel point on l’adore tous. Le chemin a été très long et difficile. Pendant onze mois, il s’est battu contre une blessure extrêmement dure. Le voir revenir avec autant de sourire, d’énergie et de qualité est impressionnant », a souligné le technicien espagnol.
Loin du groupe durant sa convalescence, partagée entre São Paulo et le centre d’entraînement du club, Gabriel Jesus a traversé une période de doute profonde. Il reconnaît avoir puisé sa force dans sa foi pour tenir le cap et croire à un retour au plus haut niveau. Malgré l’éloignement, il est resté impliqué dans la vie du vestiaire, accompagnant même ses coéquipiers lors de certains déplacements européens.
Son retour pourrait désormais rebattre les cartes en attaque, au détriment de Viktor Gyökeres. Arrivé l’été dernier, le Suédois peine à trouver sa place dans le système d’Arteta. À Bruges, le contraste a été frappant : en trente minutes, Gabriel Jesus a touché presque deux fois plus de ballons que Gyökeres en une heure. Une statistique révélatrice de l’impact du Brésilien sur le jeu collectif.
« Gabi a cette capacité rare à connecter les joueurs entre eux. C’est exactement ce dont l’équipe a besoin », a insisté Arteta. Plus mobile, plus technique et plus créatif, Gabriel Jesus apporte une dimension que son concurrent direct peine encore à offrir.
À titre personnel, l’enjeu est majeur. L’international brésilien ambitionne de disputer sa troisième Coupe du monde en fin de saison et sait que chaque minute comptera. Cette longue absence lui a aussi appris à mieux gérer son corps et ses efforts, afin d’éviter de revivre un tel calvaire.
Pour Arsenal, l’espoir renaît. Pour Arteta et ses joueurs, le retour de leur « R9 » maison pourrait bien être le déclic attendu pour relancer une équipe en quête de souffle.




