Lando Norris a marqué les esprits au Grand Prix du Mexique. Le pilote McLaren a signé une victoire impressionnante, reprenant les commandes du championnat avec une performance écrasante. Pendant que son coéquipier Oscar Piastri traverse une période de doute, Norris semble avoir trouvé un nouvel élan, porté par les évolutions techniques apportées à sa monoplace et par un renforcement mental notable. Pourtant, cette dynamique reste encore fragile.
Jamais en 2025 on n’avait observé un tel écart : Norris a franchi la ligne d’arrivée avec plus de 30 secondes d’avance sur Charles Leclerc, son premier poursuivant. Une domination inhabituelle dans une saison où les écarts se sont souvent révélés plus serrés. L’altitude mexicaine semble avoir particulièrement réussi au Britannique, déjà très performant lors des essais et auteur d’une des poles les plus confortables de l’année.
En course, il a dominé de bout en bout, confirmant sa reprise en main du championnat face à Piastri, qui peine ces dernières semaines. Andrea Stella, directeur de McLaren, a rappelé l’importance de la familiarité avec les conditions uniques de Mexico pour optimiser chaque virage.
Le week-end mexicain a aussi mis en lumière la progression de Norris. En qualification, il a devancé Piastri de près de six dixièmes grâce à son engagement et son agressivité, avant de montrer en course que la monoplace pouvait le servir pleinement. Les évolutions introduites depuis l’été, notamment les nouvelles suspensions, ont clairement favorisé le Britannique, contrairement à son coéquipier.
Norris a également travaillé sur son approche psychologique : il se concentre désormais sur sa performance, sans se laisser distraire par les écarts en direct sur le volant. « C’est mon travail de piloter n’importe quelle voiture, qu’elle soit excellente ou difficile. Je n’ai pas d’excuse », a-t-il déclaré, insistant sur sa volonté de prendre pleinement ses responsabilités en course.
Malgré ce succès, sa position au sommet du classement reste précaire, avec seulement un point d’avance. Les hauts et les bas de sa saison précédente rappellent que la constance sera déterminante pour transformer cette victoire mexicaine en un véritable tournant pour McLaren et pour lui-même.




