Depuis sa retraite en 2022, Jo-Wilfried Tsonga multiplie les projets : patron d’académie, propriétaire de tournois, businessman et parrain de la Team BNP Paribas Jeunes Talents. Pourtant, l’ancien numéro un français reste absent de l’équipe de France de Coupe Davis, dont les portes lui ont été fermées pour des raisons que Tsonga préfère ne plus évoquer… sans pour autant les oublier.
Alors que ses anciens coéquipiers et collègues se reconvertissent dans des postes clés du tennis français – Paul-Henri Mathieu capitaine de la Coupe Davis, Amélie Mauresmo directrice de Roland-Garros ou Cédric Pioline au Rolex Paris Masters – Tsonga se retrouve exclu, malgré son palmarès exceptionnel et son rôle actif dans la formation des jeunes talents.
Il y a deux ans, l’ancien finaliste de l’Open d’Australie 2008 avait postulé au poste de capitaine de Coupe Davis. Mais la Fédération française de tennis (FFT) l’a écarté, officiellement pour des conflits d’intérêts et l’absence d’un Diplôme d’État, et officieusement en raison de relations tendues avec le président Gilles Moretton. « La vérité, c’est qu’on ne voulait pas de moi, c’est tout », confie Tsonga.
Malgré cette frustration, l’ancien numéro 5 mondial reste profondément impliqué dans le tennis français, via son académie et son rôle de mentor pour de jeunes talents comme Arthur Cazaux, Diane Parry ou Lucas Van Assche. « Tout ce que je veux, c’est le bien du tennis français », insiste-t-il, regrettant seulement de ne pas être davantage associé à la FFT.
Si l’avenir à court terme semble compliqué sous la présidence de Moretton et avec Paul-Henri Mathieu toujours en poste, Tsonga ne ferme pas la porte. À l’instar de Yannick Noah avant lui, il pourrait un jour devenir capitaine, convaincu que ses compétences et son expérience seraient bénéfiques à l’équipe nationale.




