La Fédération française de football a clos le dernier exercice sur un déficit inhabituel de 8,7 millions d’euros. Une situation assumée par l’instance, qui l’explique principalement par son soutien au football professionnel, en difficulté financière. Les chiffres ont été détaillés samedi à Paris lors de l’assemblée générale de la FFF.
Ce déficit, proche des 9 millions d’euros, tranche avec les habitudes comptables de la fédération. Selon son directeur financier, Marc Varin, il s’explique avant tout par un abandon de créance de 10 millions d’euros en faveur du football professionnel. À cela s’ajoute « l’incident industriel » du match France-Israël, disputé devant une affluence très réduite, qui a entraîné une perte estimée à 2,5 millions d’euros.
Pour l’exercice 2024-2025, le budget global de la FFF atteint 287,2 millions d’euros, en légère hausse par rapport à la saison précédente (283,2 millions). Toutefois, la baisse des droits télévisés du football professionnel a eu un impact direct sur les finances fédérales, en réduisant les sommes reversées par la Ligue de football professionnel à son autorité de tutelle.
Parallèlement, la FFF a maintenu un effort conséquent en faveur du football amateur, avec 107 millions d’euros d’aides allouées. « Cette saison se termine avec un déficit assumé, lucide et cohérent avec nos choix. Nous avons soutenu notre écosystème lorsqu’il en avait besoin », a résumé Marc Varin.
À plus long terme, la fédération entrevoit toutefois des perspectives plus favorables. Le renouvellement de son contrat avec l’équipementier Nike, qui prendra effet à partir du 1er juillet 2026, devrait lui rapporter entre 80 et 100 millions d’euros par saison, renforçant ainsi ses ressources futures.




