Les Spurs de Wembanyama prêts à passer un cap ?

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Freinés l’an passé par la thrombose veineuse de Victor Wembanyama, les San Antonio Spurs abordent la nouvelle saison NBA avec une ambition clairement affichée : retrouver les Playoffs, qu’ils n’ont plus disputés depuis 2019. Portés par leur superstar française, les Texans veulent franchir une nouvelle étape et s’imposer à nouveau comme une force montante de la Conférence Ouest.

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Une troisième année décisive

La troisième saison est souvent celle de la confirmation pour les jeunes talents NBA — et, par extension, pour les équipes construites autour d’eux. LeBron James ou Kevin Durant avaient eux aussi découvert les Playoffs à ce stade de leur carrière. C’est désormais le défi qui attend Wembanyama et les Spurs, treizièmes à l’Ouest la saison passée mais pleins d’espoirs.

Après plusieurs mois d’absence dus à une thrombose veineuse à l’épaule, Wembanyama revient plus fort. Plus grand (2,26 m désormais), plus puissant, mieux préparé, il semble prêt à s’imposer parmi les dix meilleurs joueurs du monde et à propulser San Antonio sur le devant de la scène NBA.

Suivre le modèle des jeunes équipes ambitieuses

Pour mesurer leur progression, les Spurs regardent vers d’autres reconstructions réussies. Le Thunder d’Oklahoma City, par exemple, avait connu deux saisons de galère avant d’exploser la troisième année, passant de 24 à 40 victoires. Plus tôt encore, la génération Durant-Westbrook avait bondi de 23 à 50 succès dès la saison 2009-2010. Même constat à Houston, où les Rockets d’Alperen Sengun ont attendu leur troisième année pour dépasser la barre des 40 victoires.

San Antonio espère faire mieux, plus vite. Et les signaux sont prometteurs : en présaison, Wembanyama a tourné à 17 points, 9 rebonds, 4 passes et 2 contres de moyenne en seulement 20 minutes. Surtout, son jeu s’est rapproché du cercle, avec un impressionnant 66 % de réussite, fruit de son travail estival aux côtés de la légende Hakeem Olajuwon.

Un effectif solide autour de Wembanyama

Le Français ne sera pas seul pour porter l’équipe. Arrivé en cours de saison dernière, De’Aaron Fox n’a encore que trop peu joué avec lui. Désormais prolongé, le meneur explosif est attendu comme le second All-Star de l’équipe, capable de dynamiter les défenses et de former un duo redoutable sur pick-and-roll avec le géant tricolore.

Autour d’eux, Stephon Castle, meilleur rookie de la saison passée, devra assumer davantage de responsabilités. Le jeune Dylan Harper, choisi en deuxième position à la dernière draft, viendra compléter une rotation déjà riche avec Devin Vassell, Jeremy Sochan, Keldon Johnson, Harrison Barnes ou encore Luke Kornet, fraîchement arrivé. Un savant mélange d’expérience et de jeunesse promet une belle marge de progression.

Playoffs en ligne de mire

Avant la blessure de Wembanyama, les Spurs étaient encore dans la course au play-in, avec un bilan de 21 victoires en 46 matchs. Sans ce coup d’arrêt, ils auraient sans doute terminé aux alentours des 40 succès. En ajoutant la progression naturelle du groupe et les renforts estivaux, viser les 45 victoires — seuil théorique pour les Playoffs — n’a rien d’illusoire.

Mais la concurrence est féroce. À l’Ouest, une dizaine d’équipes prétendent légitimement à la post-saison. Franchir la barre des 50 victoires relèverait presque de l’exploit. Et l’incertitude plane encore sur le banc : Mitch Johnson, successeur officiel de Gregg Popovich, devra faire ses preuves dès cette saison, sous la pression d’un public impatient.

Pour les Spurs, décrocher une place en Playoffs — même via le play-in — est devenu un objectif quasi incontournable. Passer un tour serait déjà un petit miracle, mais l’expérience acquise serait précieuse pour préparer la suite. Car si tout se déroule comme prévu, le vrai décollage du projet Wembanyama pourrait bien arriver en 2027.

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