Les Titis parisiens brillent au Camp Nou

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Luis Enrique n’a pas hésité à miser sur la jeunesse. Face au Barça, l’entraîneur du PSG a offert une place de titulaire à Senny Mayulu et lancé dans l’arène deux autres jeunes du centre de formation. Loin d’être impressionnés, les gamins ont répondu présent et participé activement à la victoire parisienne, confirmant la confiance croissante que leur accorde leur coach.

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Encore mineurs ou à peine majeurs, Ibrahim Mbaye (17 ans), Quentin Ndjantou (18 ans) et Senny Mayulu (19 ans) sont encore inconnus du grand public. Pourtant, sur la pelouse du Camp Nou, ils ont joué sans complexe, comme s’ils étaient habitués à ce genre de rendez-vous. Mayulu, déjà buteur en finale de C1, a signé un nouveau match de haut niveau ponctué d’un but. Mbaye a tenu tête à Jules Koundé tandis que Ndjantou, malgré son faible temps de jeu en pro (28 minutes avant ce soir), a montré qu’il pouvait déjà s’inviter au plus haut niveau. À leurs côtés, Warren Zaïre-Emery (19 ans), désormais cadre et international français, complète cette génération dorée.

Certes, les blessures ont pesé dans les choix d’Enrique. Mais avec des options plus expérimentées comme Gonçalo Ramos ou Lee Kang-In, l’Espagnol aurait pu opter pour la sécurité. Il a préféré s’appuyer sur les jeunes du centre, poursuivant ainsi une tendance forte depuis son arrivée : offrir un vrai rôle aux Titis.

La victoire en Catalogne donne d’ailleurs un tout autre relief au mercato estival très calme du club. Critiqué pour ne pas avoir recruté davantage d’attaquants, le PSG peut aujourd’hui se réjouir d’avoir vu éclore Mbaye ou Mayulu. Leur fraîcheur a dynamisé une attaque privée de ses stars habituelles.

S’il est encore prématuré de leur promettre une place de titulaire quand tout l’effectif sera au complet, leur présence change le visage du PSG. Longtemps critiqué pour avoir laissé filer ses meilleurs jeunes (Maignan, Coman), le club envoie désormais un signal clair : il y a une place pour la formation.

« C’est une fierté de voir tous ces Titis jouer ce genre de match », confiait Mayulu après la rencontre. « On travaille pour gagner la confiance du coach et être à la hauteur sur le terrain. »
Luis Enrique, lui, assume : il se moque des CV et des statuts. Sa philosophie ? « Peu importe les joueurs alignés, nous sommes là. »

Avec un entraîneur qui ose et une génération talentueuse, le PSG a peut-être trouvé plus qu’une simple solution d’urgence : une identité retrouvée.

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