Matt O’Riley apporte déjà beaucoup de relief au mercato marseillais. Comme plusieurs autres recrues de l’OM, le Danois s’est rapidement intégré au collectif de Roberto De Zerbi. Il s’est imposé au milieu grâce à son volume de jeu et a montré, en briller offensivement à Metz, qu’il pouvait également compenser le départ d’Adrien Rabiot.
Un nouveau pilier dans un effectif compétitif
À l’OM, la concurrence est désormais rude, mais un nouveau joueur semble incontournable. Lors des cinq dernières rencontres, De Zerbi a utilisé toute la profondeur de son effectif pour varier les titulaires au milieu. Pourtant, un seul joueur a débuté toutes les rencontres : Matt O’Riley.
Arrivé en toute fin de mercato, le Danois n’avait pas le même rôle que Nayef Aguerd ou Benjamin Pavard, recrutés pour renforcer des secteurs faibles. Son objectif était de pallier le départ d’Adrien Rabiot, suite à son altercation avec Jonathan Rowe. Sur le papier, il semblait être une solution d’urgence, même si De Zerbi avait confié qu’il était « suivi depuis longtemps par Medhi Benatia ».
Remplaçant de Rabiot, mais déjà convaincant
Remplacer un joueur du calibre de Rabiot, avec son talent, son expérience et sa régularité, était une tâche presque impossible. Pourtant, en quelques matchs, O’Riley a prouvé qu’il pouvait offrir un équilibre entre défense et contribution offensive.
Titularisé pour la première fois contre le Real Madrid en tant que meneur de jeu, il a eu du mal à orchestrer les offensives phocéennes, mais De Zerbi a apprécié sa prestation : « Face au Real, il a livré un bon match. Il a souvent évolué dos au jeu et est devenu de plus en plus influent au fil de la rencontre. »
Le coach a ensuite eu l’idée de le repositionner 20 mètres plus bas face au PSG. Résultat : O’Riley a été beaucoup plus performant, gênant efficacement Vitinha, récupérant de nombreux ballons et couvrant énormément de terrain. « C’est le joueur qui court le plus dans notre équipe et il faut beaucoup courir face au PSG », avait souligné De Zerbi.
Une association efficace et un rôle décisif
Malgré la concurrence d’Arthur Vermeeren, Angel Gomes ou Bilal Nadir, l’ancien joueur du Celtic prend désormais une longueur d’avance. Son association avec Pierre-Emile Höjbjerg fonctionne à merveille, permettant même à son compatriote de retrouver son influence dans l’entrejeu après un début de saison compliqué. « Pierre et moi avons une excellente relation, on se comprend en dehors du terrain, donc c’est plus facile sur le terrain », confie O’Riley.
Face à Metz (3-0), il a livré sa prestation la plus aboutie sur le plan offensif. Plus mobile qu’Angel Gomes, il a parfaitement combiné avec les ailiers olympiens. « Il est gaucher et ça compte dans notre manière de jouer. Son positionnement diffère de celui d’Höjbjerg. Il peut s’insérer dans le jeu et marquer des buts », explique De Zerbi.
Le Danois a concrétisé cela avec une frappe placée depuis l’axe à 18 mètres et une belle combinaison dans la surface avec Amine Gouiri. Avec ces performances, le départ précipité de Rabiot pourrait bien devenir anecdotique si O’Riley continue de contribuer offensivement au rendement de l’équipe.




