En déplacement à Lens samedi (17h) pour lancer sa saison de Ligue 1, l’Olympique Lyonnais arrive transformé et confiant à Bollaert. Après avoir frôlé la relégation début juillet, le club rhodanien a profité d’une préparation efficace et d’un mercato animé pour se présenter avec un effectif compétitif, un accomplissement déjà notable.
Corentin Tolisso l’admet sans détour : « On était dans le flou pendant les vacances et j’ai eu peur. » L’OL a en effet échappé de justesse à une descente en Ligue 2, décision annulée par la commission d’appel le 9 juillet, ouvrant enfin la voie à une nouvelle saison. À moins de six semaines du début du championnat, Lyon aborde cette reprise avec un projet clair et la tête haute.
Malgré des départs importants – Alexandre Lacazette, Thiago Almada, Rayan Cherki et Lucas Perri – le club conserve une colonne vertébrale solide : Nicolas Tagliafico a prolongé, Corentin Tolisso reste capitaine, et Georges Mikautadze mènera l’attaque. Un noyau qui permet à Lyon d’ambitionner bien plus que le ventre mou ou la lutte pour le maintien.
La pré-saison a été particulièrement encourageante : quatre victoires, un nul et une seule défaite contre le Bayern, avec un jeu séduisant et une cohésion naissante. Paulo Fonseca apprécie le nouveau contexte : un effectif rajeuni et modulable où il peut pleinement imposer ses idées. « On a travaillé beaucoup de choses pour la première fois et le bilan est très positif. On a un groupe prêt à construire ensemble », explique le Portugais.
Le défi reste toutefois entier : trouver un gardien titulaire, confirmer l’efficacité de Mikautadze et intégrer pleinement les nouvelles recrues. L’objectif reste de bâtir une identité de jeu capable de viser la victoire à chaque match. Dans un championnat où Paris domine, Marseille et Monaco se tiennent prêts à suivre et d’autres clubs comme Strasbourg ou Nice connaissent eux aussi leurs limites, Lyon peut légitimement rêver à l’Europe.
« Peu de gens nous attendent, donc si on peut créer la surprise, ce serait bien, souligne Tolisso. Si on reproduit ce qu’on a montré en pré-saison, ce sera positif. J’ai confiance en ce groupe et en ce coach. Pourquoi ne pas être la bonne surprise de l’année ? » Après un été où l’ombre de la catastrophe planait, cette ambition prend des airs de revanche.




