Accroché par le LOSC au stade Pierre-Mauroy ce dimanche soir (1-1), le Paris Saint-Germain a payé le prix d’un effectif amoindri, entre blessures et matches en cascade qui fatiguent les derniers cadres encore opérationnels. Le onze bricolé par Luis Enrique, ne comptant que trois titulaires habituels – Barcola, Pacho et Chevalier – n’a pas suffi à assurer la victoire. En attendant le retour des blessés, le PSG n’a plus qu’à espérer.
Malgré son statut de meilleure équipe d’Europe, championne continentale en titre et dominatrice quasi-systématique de la Ligue 1, le Paris Saint-Germain a ses limites. Face à Lille, sept titulaires étaient absents, et les latéraux Nuno Mendes et Achraf Hakimi ont débuté sur le banc. Résultat : un match nul frustrant, marqué par le but tardif d’Ethan Mbappé, alors que les Parisiens manquaient de fluidité et de cohésion pour viser mieux.
« Nous avons priorisé la santé des joueurs, car ils ont aussi des engagements avec leurs sélections nationales. Après le match contre Barcelone, ils étaient fatigués », a expliqué Luis Enrique à Ligue 1+ après la rencontre. La récente trêve internationale, qui avait vu revenir Ousmane Dembélé et Désiré Doué blessés, semble lui avoir servi de leçon. L’entraîneur sait que ses cadres en forme subissent des cadences épuisantes, qui ne s’arrêtent pas au seul rythme des clubs.
Le problème, c’est que ces cadres doivent être remplacés, et c’est là que le PSG montre ses limites. « C’était le moment de faire jouer les jeunes joueurs », a justifié Luis Enrique. L’équipe alignée contre Lille affichait un âge moyen de 21,8 ans, avec des novices comme Ibrahim Mbaye (17 ans) à gauche et Quentin Ndjantou au milieu, pour sa première titularisation en professionnel. Malgré la fierté de l’entraîneur et ses compliments sur leur prestation, les jeunes ont logiquement peiné à répondre au niveau requis.
Cette situation démontre que, même dominant, le PSG doit espérer un rétablissement rapide de son effectif, sans rechute. Le choix d’une équipe resserrée a ses avantages, mais montre ici ses limites. Si le club parisien a su limiter les dégâts et conserver la tête du championnat, de telles rencontres avec un onze affaibli pourraient se payer plus tard dans la saison, face à des équipes en forme capables de poser des problèmes.
Pour assurer un parcours aussi tranquille que par le passé, le PSG n’a donc pas de grande marge cette saison. Sur ce point, Luis Enrique reste prudent : « Nous cherchons à faire notre travail avec la même intensité à chaque match. S’il y a plus ou moins de concurrence, c’est intéressant d’avoir plusieurs équipes en lutte pour le titre. Mais on verra à la fin qui sera encore là. » Pour lui, la trêve internationale tombe à point nommé, permettant à ses blessés de récupérer avant de reprendre le rythme infernal de la saison.




