Réduits à dix et battus sur la pelouse du Sporting (2-1), les Marseillais ont quitté Lisbonne avec un profond sentiment d’injustice. L’expulsion d’Emerson Palmieri juste avant la mi-temps a complètement changé le cours de la rencontre, selon les Phocéens. Pierre-Emerick Aubameyang et Roberto De Zerbi n’ont pas mâché leurs mots à l’encontre de l’arbitre slovène Rade Obrenovic.
Une soirée frustrante pour Marseille
L’OM a vu sa belle série de cinq victoires consécutives s’arrêter brutalement au Portugal. Bien entrés dans leur match, les Olympiens ont ouvert le score par Igor Paixao (14e) avant de céder peu avant la pause, lorsque Palmieri a été exclu après un deuxième avertissement pour simulation (45e+2). Une décision que tout le camp marseillais estime injuste.
“C’est difficile quand on vous met des bâtons dans les roues”, a pesté Pierre-Emerick Aubameyang au micro de Canal+. “Ce soir, les arbitres n’ont pas été au niveau. Rien n’a tourné en notre faveur. En première période, on dominait, on avait le contrôle et on menait logiquement au score.”
“Le premier jaune, c’est scandaleux”
L’attaquant gabonais a particulièrement contesté le premier carton jaune infligé à Emerson pour une main involontaire dans sa propre surface :
“Il ne peut rien faire avec sa main, c’est scandaleux ! Après, en deuxième mi-temps, c’est devenu compliqué. On a reculé, ils ont poussé et ils ont fini par marquer.”
Aubameyang n’a pas caché sa colère : “Quand on joue un match de ce niveau, on ne peut pas avoir des arbitres comme ça. Ça fausse tout.”
De Zerbi en phase avec ses joueurs
Son entraîneur Roberto De Zerbi a partagé la même frustration. “Selon moi, on a payé des erreurs d’arbitrage. L’arbitre n’était pas à la hauteur d’un match de Ligue des champions. Je ne veux pas pointer un épisode précis, mais son niveau global n’était pas suffisant”, a-t-il déploré.
Si les Marseillais estiment avoir été lésés, De Zerbi reconnaît aussi les limites tactiques de son équipe après l’expulsion : “A 11 contre 11, on contrôlait totalement le jeu. À dix, ce n’était plus la même histoire.”
Des regrets mais aussi des motifs d’espoir
Le technicien italien a justifié certains de ses choix, notamment la sortie de Greenwood :
“J’ai dû le remplacer pour renforcer la défense à cinq après l’exclusion. Entre Greenwood et Paixao, ce dernier avait le profil pour aider dans les deux phases.”
Malgré la défaite, De Zerbi a tenu à retenir du positif : “Toutes les défaites ne se valent pas. Celle-ci doit nous rendre plus fiers et plus forts. L’équipe a montré du caractère et un vrai visage européen.”
En conclusion
L’OM repart de Lisbonne frustré et convaincu d’avoir été pénalisé par un arbitrage jugé inégal. Mais au-delà de la colère, les Phocéens savent qu’ils doivent apprendre à mieux gérer ces scénarios en Ligue des champions, où chaque détail peut faire basculer un match.




