Ligue des champions | Marseille – Atalanta | Igor Paixão, bien plus qu’un simple tireur de loin ?

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En Ligue des champions, Igor Paixão semble dans son élément. Auteur de trois buts depuis le début de la compétition, dont deux inscrits depuis l’extérieur de la surface, le Brésilien a su masquer un début d’aventure marseillaise pourtant délicat. Si sa frappe de balle impressionne, le reste de son jeu peine encore à répondre aux attentes suscitées par son transfert.

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Il n’est pas encore le grand dynamiteur que l’OM espérait, mais il a déjà prouvé qu’il savait faire trembler les filets européens. Trois buts, deux missiles à longue distance : Paixão a rappelé à tous qu’il possède une arme rare, celle de la frappe lourde et précise. Contre l’Ajax (4-0), il a marqué à deux reprises, dont une fois sur un tir venu de loin, avant de récidiver face au Sporting (2-1). Des réalisations précieuses, qui lui ont offert du répit et du crédit.

Son transfert, estimé à près de 35 millions d’euros bonus compris, l’un des plus importants de l’histoire du club, avait logiquement fait naître une forte attente. Son arrivée, retardée par une blessure, a encore attisé la curiosité autour d’un joueur révélé la saison passée à Feyenoord (18 buts, 14 passes décisives en 47 matches). L’investissement de l’OM s’expliquait par la volonté de Roberto De Zerbi de disposer d’un ailier capable de s’intégrer dans son système et de rééquilibrer le jeu, trop orienté à droite autour de Mason Greenwood.

Une adaptation plus compliquée en Ligue 1

Avec son goût pour l’axe et sa frappe redoutable, Paixão devait incarner le parfait pendant de l’Anglais. Sa capacité à tirer de loin, précise et puissante, est un atout rare, utile pour bousculer les défenses regroupées.

« Je travaille beaucoup les frappes à distance, expliquait-il récemment à RMC. J’essaie de progresser chaque jour à l’entraînement. C’est essentiel pour surprendre les défenses et varier mon jeu. »

Mais si ses coups d’éclat en Europe ont marqué les esprits, le Brésilien s’est montré plus discret en championnat. En Ligue 1, il n’a trouvé le chemin des filets qu’une seule fois, contre Metz, sur un tir dévié. Face à des blocs plus compacts et attentifs, Paixão peine à créer des différences.

Généreux dans l’effort et discipliné tactiquement, il reste toutefois limité balle au pied. Malgré une bonne pointe de vitesse, ses statistiques en dribble sont faibles : seulement 7 réussites sur 27 tentatives toutes compétitions confondues, bien loin des standards européens ou même de son coéquipier Greenwood (14 réussis sur 37).

Une prévisibilité qui limite son impact

Principalement droitier, Paixão exploite peu son pied gauche, ce qui rend son jeu souvent prévisible. Face à des équipes regroupées, il devient alors plus facile à museler.

Lors du match face à Auxerre (1-0), Roberto De Zerbi avait d’ailleurs choisi de se passer de ses deux ailiers titulaires.

« Je les avais sentis fatigués, moins lucides et moins inspirés que d’habitude », expliquait le technicien italien.

Ce mercredi (21h00), face à l’Atalanta, sur une scène européenne où il semble plus à l’aise, Igor Paixão aura l’occasion de rappeler qu’il n’est pas seulement un tireur d’élite, mais bien un attaquant complet capable d’inverser la tendance.

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