Éliminée dès le premier tour malgré un bon départ face à Viktorija Golubic (72e), Loïs Boisson a pu mesurer combien le chemin vers le sommet du tennis reste encore long. Ce mardi, la Française a perdu un match qu’elle aurait sans doute remporté avec un peu plus d’expérience. Mais à 22 ans, elle est encore en pleine phase d’apprentissage.
Face à Golubic, Boisson a débuté le match avec confiance, laissant penser que son adaptation au dur et les turbulences en préparation, notamment le départ de son entraîneur Florian Reynet, ne l’affecteraient pas. Pourtant, le tennis a vite rappelé ses lois : alors qu’elle semblait aux commandes, la Française a perdu pied.
« J’ai bien commencé, mais dans le deuxième set, il y a eu des occasions que je n’ai pas su saisir, explique-t-elle à Eurosport. Tout s’est inversé, je n’ai pas réussi à tenir tout au long du match, c’est pour ça que j’ai perdu. » Après avoir cédé le tie-break du deuxième set, Boisson ne retrouvera jamais la maîtrise, s’inclinant finalement en trois manches (3-6, 7-6, 6-2) face à une adversaire expérimentée, pour qui atteindre le deuxième tour à Flushing Meadows était déjà une huitième tentative.
Physiquement, Boisson a également été mise à l’épreuve. Les conditions lourdes l’ont obligée à appeler le médecin avant le troisième set pour un « coup de chaud », mettant fin à ses espoirs de prolonger la rencontre. Cette défaite rappelle que, malgré un talent évident, la jeune Française est encore en pleine découverte du circuit mondial.
« Le niveau est plus élevé, note-t-elle en conférence de presse. Presque toutes les joueuses ont de l’expérience et savent comment gérer ces tournois. Il me reste encore beaucoup à apprendre. Roland-Garros m’a déjà donné de la confiance, mais je n’ai pas l’expérience nécessaire pour ces grands rendez-vous. Avec le temps, je vais progresser et continuer à m’entraîner pour accélérer ce processus. »
À 22 ans, Loïs Boisson entame une nouvelle étape de sa carrière. Elle devra bientôt choisir un nouvel entraîneur et se préparer pour la tournée asiatique, une occasion de renforcer son adaptation aux surfaces rapides. Sa défaite au 1er tour de l’US Open n’est donc qu’une étape : la leçon est claire, dans le tennis, rien ne remplace l’expérience.




