C’est désormais officiel : Luciano Spalletti est le nouvel entraîneur de la Juventus Turin. Le club piémontais a confirmé, mercredi, la nomination du technicien italien de 66 ans, appelé à succéder à Igor Tudor, limogé lundi après une série de mauvais résultats ayant plongé la Vieille Dame à la 6ᵉ place de la Serie A.
L’ancien sélectionneur de la Nazionale a signé un contrat courant jusqu’au 30 juin 2026, comme l’a précisé le communiqué du club. Selon la presse italienne, une clause de prolongation automatique de deux ans serait prévue en cas de qualification pour la Ligue des champions.
Une mission urgente : redresser la Vieille Dame
Spalletti arrive dans un contexte délicat. Il devient le sixième entraîneur à s’asseoir sur le banc turinois depuis mai 2024, intérimaires inclus. Après la victoire (3-1) contre l’Udinese mercredi, dirigée par Massimo Brambilla, il tentera de redonner confiance à un groupe en difficulté, déjà distancé de six points par le leader napolitain et mal embarqué sur la scène européenne (deux nuls et une défaite en Ligue des champions).
Son premier test est prévu samedi sur la pelouse de la Cremonese, pour le compte de la 10ᵉ journée du championnat.
L’expérience d’un technicien chevronné
Avec plus de 550 matchs de Serie A et 67 rencontres de Ligue des champions au compteur, Spalletti apporte une solide expérience. Passé par l’Udinese, la Roma, l’Inter Milan et Naples, il a notamment mené ce dernier au titre de champion d’Italie en 2023, son plus grand accomplissement à ce jour. Il compte également deux Coupes d’Italie (2007 et 2008 avec la Roma) et deux titres de champion de Russie glanés avec le Zenit Saint-Pétersbourg entre 2009 et 2014.
Se relever après un passage difficile en sélection
Malgré un palmarès fourni, Spalletti sort d’une période compliquée à la tête de l’équipe d’Italie. Son mandat s’est achevé sur un échec à l’Euro 2024, éliminé dès les huitièmes de finale par la Suisse (2-1), puis sur une défaite lourde face à la Norvège (3-0) lors des qualifications pour le Mondial 2026. Cette déconvenue lui a coûté sa place, remplacé depuis par Gennaro Gattuso.
À Turin, l’entraîneur toscan espère tourner la page de cet épisode douloureux et redonner à la Juventus le prestige qui a longtemps fait sa légende.




