Après plusieurs années de transition, Manchester United a fait confiance à son nouvel entraîneur Ruben Amorim et investi près de 225 millions d’euros pour recruter trois attaquants cet été. Malgré une défaite inaugurale en Premier League contre Arsenal, le contenu du jeu laissait entrevoir des progrès. Mais désormais, le coach portugais ne peut plus se cacher derrière des excuses.
Les spectateurs d’Old Trafford ont vu un match haché par les fautes et les imprécisions. Arsenal repart avec trois points précieux, tandis que les supporters mancuniens restent avec des questions sans réponse. Cette fois, blâmer les propriétaires Glazer n’a plus de sens : le club est redevenu l’un des plus dépensiers du monde sous l’égide de Jim Ratcliffe, avec 359 millions d’euros investis depuis février 2024, soit presque trois fois plus que Liverpool sur la même période.
Manchester United a renforcé son attaque avec Mazraoui, Dorgu, Zirkzee, Ugarte, Yoro, De Ligt, Cunha, Mbeumo et Šeško. Ces joueurs sont tous talentueux, mais leur coût élevé ne garantit pas qu’ils transformeront une équipe qui, depuis 2019, a souvent dû se contenter de la Ligue Europa. Bryan Mbeumo et Benjamin Šeško, par exemple, ont coûté plus cher qu’Alexander Isak aurait pu coûter à Newcastle, mais United n’est plus une destination de rêve pour les stars mondiales.
L’objectif offensif est clair : compenser les faibles performances de la saison dernière, où Bruno Fernandes et Amad Diallo étaient les meilleurs buteurs avec seulement huit réalisations chacun. Mais rien ne garantit que les nouvelles recrues répéteront leurs exploits passés. Mbeumo, auteur d’une saison exceptionnelle à Brentford, et Šeško, solide en Bundesliga avec Leipzig, ont le potentiel, mais United doit leur offrir un cadre pour qu’ils réussissent.
Le club a souffert de quatre ans de changements constants, passant de systèmes différents à chaque entraîneur, ce qui a fragilisé la continuité technique et marginalisé plusieurs joueurs comme Antony, Sancho ou Højlund. Aujourd’hui, Amorim dispose enfin des joueurs qu’il souhaitait, même si la stabilité reste fragile, notamment dans le poste de gardien.
Face à Arsenal, Manchester United a montré de la détermination et aucun joueur n’a baissé les bras. La transition est donc terminée et les excuses aussi : place aux résultats.




