Présent au deuxième tour grâce au statut de lucky loser suite au forfait d’Arthur Fils, Arthur Cazaux a été éliminé dimanche par l’Américain Jenson Brooksby. Malgré un début de match prometteur, le 76e joueur mondial a craqué à la fin du premier set, puis rapidement en début de seconde manche, notamment lors d’un jeu spectaculaire qui a duré près de 30 minutes. Cazaux a finalement subi une défaite nette sur le score de 7-5, 6-1. De son côté, Valentin Royer a aussi été battu, par Karen Khachanov.
Après deux performances remarquées fin juillet sur terre battue à Gstaad et Kitzbühel, Arthur Cazaux s’arrête donc prématurément à Cincinnati. Sa présence au deuxième tour résultait d’un coup de chance lié à la blessure et au forfait d’Arthur Fils, mais il n’a pas réussi à prolonger son parcours dans l’Ohio, s’inclinant face à Brooksby.
Le premier set avait pourtant laissé entrevoir une possible victoire pour le Français, avec un score serré jusqu’à 5-5. Mais Cazaux a perdu le fil dans le dernier jeu, cédant un break blanc à Brooksby, qui a profité d’une double faute du Tricolore. Jusqu’alors, Cazaux avait été solide sur son service, ne concédant qu’une balle de break et remportant 89 % des points sur sa première balle, mais il a manqué toutes ses occasions de break (0/6).
Le duel s’est poursuivi avec intensité dans le deuxième set, notamment lors du deuxième jeu, qui a été l’un des plus longs et intenses de la saison. Brooksby a obtenu six balles de break et le jeu a comptabilisé 17 égalités, s’étalant sur une demi-heure de combat acharné.
Ce nouveau break californien a anéanti le moral et la condition physique de Cazaux, qui a perdu huit des neuf derniers jeux du match. Brooksby pourrait désormais affronter un autre Français au tour suivant si Valentin Royer réussit à renverser Karen Khachanov, récent finaliste à Toronto.
Pour sa part, Valentin Royer n’a pas réussi à créer la surprise. Le joueur de 24 ans a offert une belle résistance face à Khachanov, en forme ces dernières semaines, mais s’est incliné en deux sets (6-4, 7-6). Royer peut toutefois nourrir quelques regrets, ayant disposé d’une balle de set dans le deuxième set avant de céder au tie-break (8-6).




