Cinq matchs, cinq victoires : San Antonio n’a pas tremblé pour conclure une présaison parfaite. Vendredi soir, les Spurs ont largement dominé les Indiana Pacers (133-104) devant leur public, portés une nouvelle fois par un Victor Wembanyama convaincant et constant. Malgré plusieurs absences, la franchise texane semble prête à attaquer la saison régulière qui débute la semaine prochaine.
Carmelo Anthony, triple champion olympique, n’y va pas par quatre chemins : « Je le prédis, il sera MVP cette année. » Dans son podcast, l’ancien All-Star voit grand — très grand — pour le pivot français. Et si ce n’est encore que la présaison, les Spurs donnent déjà des signes très prometteurs, emmenés par un Wembanyama en pleine maîtrise de son jeu.
Sous la houlette de Mitch Johnson, successeur de Gregg Popovich, San Antonio entame un nouveau cycle. Les cinq victoires engrangées durant ces deux semaines n’ont peut-être qu’une valeur symbolique, mais elles traduisent une progression réelle, autant collective qu’individuelle.
Vendredi, en seulement 24 minutes, « Wemby » a compilé un double-double (17 points, 12 rebonds, 4 contres). S’il conserve sa fluidité et son agilité naturelles, le Français affiche désormais une présence plus affirmée dans la raquette. Face à Indiana, la majorité de ses points sont venus dans la peinture ou sur la ligne des lancers. Une évolution voulue par son coach, qui souhaite le voir s’imposer davantage comme un pivot dominant.
« Franchement, on n’a jamais vu ça, » s’enthousiasme encore Carmelo Anthony. « On n’avait jamais vu de joueur comme Wilt, puis comme Kareem, Shaq ou LeBron. Et maintenant, Wemby, c’est encore autre chose. Ça, c’est un MVP. »
Tout n’est pas encore parfait pour autant. Le Français a commis quatre pertes de balle dans le premier quart-temps avant de se ressaisir après la pause. Sa capacité à rester constant sur la durée et à limiter les erreurs sera un des enjeux de sa troisième saison NBA, qui s’ouvre mercredi prochain face aux Dallas Mavericks.
Les Spurs, eux, devront gérer un effectif diminué. De’Aaron Fox et Jeremy Sochan devraient manquer le début de saison, sans que leurs absences ne soient trop longues. San Antonio devra aussi progresser dans son adresse extérieure — un secteur où Julian Champagnie (5/6 à trois points contre Indiana) pourrait être une arme précieuse.
La présaison n’offre jamais de certitudes, mais elle a suffi à rallumer l’excitation autour des Spurs et de leur prodige français. Cinq victoires, un Wembanyama transformé, et un parfum d’ambition retrouvé : à San Antonio, l’attente avant le premier vrai match se fait déjà brûlante.




