Alors que certaines équipes ont déjà franchi la barre des vingt matches et que la phase de groupes de la NBA Cup s’est terminée, il est temps de dresser un premier bilan de la saison 2025-2026. Entre performances impressionnantes et débuts décevants, le panorama est contrasté. Victor Wembanyama et le Thunder se distinguent par leur régularité, tandis que d’autres franchises peinent, à l’image des Clippers ou des Mavericks, et que les blessures continuent de fragiliser la ligue.
Les Tops
Victor Wembanyama et Alex Sarr : des débuts prometteurs pour les Français
Après avoir été écarté la saison dernière par une thrombose veineuse, Victor Wembanyama rassure dès ce début d’exercice. Son travail estival paie : le pivot des Spurs brille tant par sa technique que par sa maîtrise de sa taille, offrant une production statistique impressionnante (26,2 points à 50,2 %, 12,9 rebonds, 4 passes et 3,6 contres). Si sa blessure au mollet reste sous contrôle, il s’impose déjà comme un All-Star incontournable.
De son côté, Alex Sarr, malgré les difficultés des Wizards, confirme son potentiel. Avec 19 points, 8 rebonds, 3 passes et 2 contres par match, il démontre qu’il peut rivaliser avec Wembanyama et incarne un futur solide pour le basket français en NBA.
Oklahoma City Thunder : un champion en mode record
Le Thunder, tenant du titre, réalise un début de saison historique : 20 victoires pour une seule défaite. Une performance rare, qui n’a été atteinte que par quatre autres équipes dans l’histoire de la ligue. Avec la meilleure défense de la NBA et le retour imminent de Jalen Williams après sa blessure, Oklahoma City semble plus solide que jamais.
L’Est, nouvelle génération : Detroit et Toronto en lumière
Les blessures des Celtics (Tatum), Pacers (Haliburton) et Bucks (Lillard) ont bouleversé la Conférence Est. Résultat : les Detroit Pistons surprennent avec 13 victoires consécutives et les Raptors, initialement onzièmes, se hissent à la troisième place après neuf succès d’affilée. Le Heat et les Knicks complètent ce Top 4 inédit, offrant un classement rafraîchissant et imprévisible.
La course au MVP : Jokic, Gilgeous-Alexander et Doncic
La lutte pour le titre de MVP s’annonce palpitante. Shai Gilgeous-Alexander et Nikola Jokic continuent d’impressionner par leur régularité et leurs performances exceptionnelles. Luka Doncic, lui, propulse les Lakers grâce à plus de 35 points de moyenne et cinq matches à plus de 40 points, renforçant le suspense pour cette saison.
Les Lakers prospèrent sans LeBron
Malgré l’absence de LeBron James sur les 14 premiers matches, Los Angeles se classe deuxième de la Conférence Ouest (15 victoires – 4 défaites). Luka Doncic et Austin Reaves, en forte progression, ainsi que l’intégration réussie de DeAndre Ayton, ont permis aux Lakers de maintenir leur compétitivité.
Les Flops
La hécatombe des blessures
La liste des stars sur le flanc est longue : Wembanyama, Giannis Antetokounmpo, Stephen Curry, Kawhi Leonard, Paolo Banchero, Trae Young… Les blessures s’accumulent, rendant la saison difficile pour les équipes et impactant la compétition pour les récompenses individuelles.
Les Clippers en crise
Les Clippers, pourtant renforcés avec Bradley Beal et John Collins, peinent à décoller. Avec seulement cinq victoires en vingt matches et un effectif vieillissant, Los Angeles glisse au 14e rang de la Conférence Ouest, loin des ambitions affichées.
La NBA Cup : un spectacle parfois contre-productif
Certains parquets de la NBA Cup ont fait polémique. Entre surfaces jugées dangereuses ou visuellement peu pratiques, les terrains ont parfois plus distrait qu’ils n’ont servi le jeu, suscitant critiques et moqueries, même de la part des joueurs.
Ja Morant et ses péripéties
Entre blessures, suspensions et conflits internes, Ja Morant continue de faire parler de lui pour de mauvaises raisons. Avec un début de saison décevant des Grizzlies (9 victoires – 12 défaites), son rôle de leader reste remis en question.
Les Mavericks, toujours en difficulté
Depuis le départ de Luka Doncic, Dallas peine à retrouver sa compétitivité. Les blessures d’Anthony Davis et de Kyrie Irving, combinées à un effectif jeune et parfois mal utilisé, ont plongé les Mavericks au fond du classement (6 victoires – 15 défaites). La reconstruction semble longue et semée d’embûches.




