Victor Wembanyama a impressionné lors de sa première sortie de la saison, confirmant les progrès accomplis pendant son été de travail intense. Sa performance face aux Mavs a suscité l’admiration de nombreux joueurs et anciens joueurs, certains allant jusqu’à évoquer un futur titre de MVP. Mais pour Wemby, le chemin reste encore long.
Une entrée en scène spectaculaire
Pour sa première rencontre après huit mois d’arrêt à cause d’une thrombose veineuse, Victor Wembanyama a brillé. Face à Dallas, il a terminé avec 40 points (15 sur 21 au tir, dont 1 sur 2 à trois points et 9 sur 11 aux lancers), 15 rebonds et zéro perte de balle, guidant les Spurs vers un premier succès et confirmant les attentes autour de lui. « Dieu sait que j’ai travaillé dur cet été, et ça commence à payer. Tous les rêves sont permis désormais », a confié le Français.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. DeMarcus Cousins a qualifié Wemby d’ »irréel » sur X, ajoutant qu’il était « instoppable ». Son coéquipier Stephon Castle, rookie de l’année, a souligné : « C’est le meilleur joueur de la ligue, donc j’attends ça de lui. Si vous n’envoyez pas deux défenseurs, vous aurez des problèmes. »
Le « WemVP » fait déjà parler
Les éloges se sont rapidement transformés en spéculations sur le MVP. Lors d’un match où les fans texans scandaient déjà « WemVP », Kevin Garnett a posté sur X : « On dirait Kevin Durant et Shaq mélangés. Il sera dans la course pour le titre de MVP. » Isaiah Thomas et Magic Johnson ont également souligné le potentiel de Wembanyama à briller individuellement, que ce soit pour le MVP, le titre de meilleur défenseur ou celui de la progression de l’année.
Mais est-il réaliste de parler de MVP pour Wemby après seulement sa troisième saison en NBA ? À 21 ans, il pourrait suivre les traces de Derrick Rose, élu MVP à 22 ans, mais il est encore trop tôt pour tirer des conclusions. La saison ne fait que commencer, et il ne reste qu’un match à son actif. Il faudra plusieurs mois pour confirmer qu’il peut tenir la distance et s’imposer dans la course aux récompenses individuelles.
Plus fort et plus mature
Grâce à son travail estival, Wembanyama est devenu plus puissant et plus sûr de lui. « Je suis beaucoup plus maître de moi », a-t-il assuré. Les Spurs ont pu mesurer son impact face à des Mavs impuissants, et Kendrick Perkins n’a pas hésité à résumer : « Si Shaq et KD avaient un bébé, vous auriez Victor Wembanyama. »
Pour prétendre au MVP, il faudra cependant plus que de grandes performances ponctuelles. Il devra jouer une saison complète (au moins 65 matchs) et briller collectivement, car un joueur dominant qui ne fait pas gagner son équipe a peu de chances d’être élu. Russell Westbrook en 2017 a été l’exception, terminant en triple-double malgré un Thunder seulement 10e à l’Ouest.
Un objectif clair
Wembanyama sait ce qu’il lui reste à accomplir : faire progresser les Spurs, qui ont terminé respectivement 14e et 13e de la conférence Ouest lors des deux dernières saisons. « Pour que l’équipe soit à son meilleur niveau, il faut que les leaders, les role players et moi-même soyons au top. Mon meilleur niveau, je le pense, c’est d’être le meilleur joueur de la ligue. C’est évidemment un objectif », a-t-il conclu.
Le ton est donné : le Français a commencé sa saison sur les chapeaux de roue, mais la route vers le MVP sera longue et semée d’embûches.




