Dimanche, à l’issue du Grand Prix du Qatar, les tensions entre Red Bull et Mercedes ont de nouveau éclaté. Helmut Marko a vivement critiqué Kimi Antonelli, l’accusant d’avoir laissé passer Lando Norris dans les derniers tours de la course. Cette hypothèse avait déjà été émise en direct par Gianpiero Lambiase, ingénieur de Max Verstappen, lors de la course. Une accusation qui n’a pas manqué de provoquer la colère de Toto Wolff.
Un dépassement décisif pour le championnat
Le 56ᵉ des 57 tours a été crucial : Norris a dépassé Antonelli pour s’emparer de la quatrième place et marquer deux points supplémentaires. Ces points lui permettent d’éviter un scénario catastrophe : si Max Verstappen remportait le dernier Grand Prix à Abu Dhabi et que Norris terminait troisième, les deux pilotes auraient fini à égalité de points.
Chez Red Bull et McLaren, l’importance de cette manœuvre a été rapidement perçue. Pour le grand public, en revanche, le dépassement a été moins clair, les images donnant l’impression qu’Antonelli aurait ouvert la porte volontairement à Norris.
Des accusations qui enflamment Mercedes
Gianpiero Lambiase avait d’abord laissé entendre que l’Italien avait ralenti intentionnellement : « Je ne sais pas ce qu’il s’est passé pour Antonelli, Max, on dirait qu’il a juste ralenti et laissé passer Norris », avait-il commenté. Finalement, les ralentis ont montré que le rookie avait simplement commis une erreur, exploitée par le pilote McLaren.
Pour Helmut Marko, en revanche, le doute n’était pas permis : « Ça fait deux fois qu’il laisse plus ou moins passer Lando. Antonelli aide désormais nos principaux concurrents », a-t-il déclaré à Motorsport.com.
La version d’Antonelli
De son côté, Kimi Antonelli a expliqué la situation de manière plus rationnelle : « J’attaquais beaucoup pour revenir sur Sainz, mais dans le virage 10, j’ai failli perdre le contrôle. Je suis sorti de piste et j’ai perdu la position sur Lando. C’était juste une erreur. »
Wolff furieux
Les accusations de Marko ont fait sortir Toto Wolff de ses gonds : « C’est une absurdité totale. Je suis stupéfait d’entendre cela. À quel point faut-il être écervelé pour dire quelque chose comme ça ? Pourquoi interférerions-nous dans un championnat de pilotes ? »
Si Red Bull et Mercedes ne visent plus les mêmes objectifs cette saison, les tensions entre les deux écuries restent palpables, et le Qatar vient d’en offrir un nouvel exemple.




