Après une saison difficile, Pierre Gasly se montre optimiste quant au potentiel d’Alpine en 2026, notamment grâce à un élément clé de sa future monoplace : le moteur Mercedes. Décrit depuis plusieurs mois comme le mieux armé pour répondre à la nouvelle réglementation, ce bloc pourrait réellement donner un avantage décisif à l’équipe française. Et Gasly semble y croire sincèrement.
Même s’il n’en parle pas trop publiquement, le pilote français nourrit toujours l’espoir de devenir champion du monde — et pourrait déjà viser 2026. Il l’avait laissé entendre en avril dernier, avant le Grand Prix d’Arabie Saoudite, alors qu’Alpine était solidement ancrée à la dernière place du classement constructeurs. Mais Gasly savait que la saison suivante serait celle de grands bouleversements et que de nouvelles opportunités pourraient apparaître.
Les changements réglementaires de 2026, notamment au niveau des moteurs, redistribueront les cartes. Fin 2024, Alpine a décidé d’abandonner son programme moteur interne pour devenir écurie cliente de Mercedes. Un choix stratégique motivé par l’avance supposée des Allemands dans le développement du nouveau bloc moteur.
Pierre Gasly l’a confirmé lors d’un live sur Instagram : « Tout le monde s’accorde pour dire que le moteur Mercedes est le meilleur ou l’un des meilleurs. Cela devrait nous placer à ce niveau, comme référence dans le paddock. » Si la Formule 1 reste une guerre psychologique où chacun avance masqué, le Français laisse entendre qu’Alpine pourrait bénéficier d’un véritable atout compétitif.
« Certains motoristes auront beaucoup plus de difficultés », a-t-il poursuivi, laissant entendre que certaines équipes pourraient être rapidement distancées. Ce qui signifie qu’Alpine, grâce à ce moteur, pourrait enfin sortir de la dernière place qu’elle occupe depuis quinze ans, à l’époque où elle s’appelait Lotus Renault.
Ce choix valide également le pari de Flavio Briatore, qui avait poussé l’abandon du moteur Renault. L’expérience de 2014 reste dans les mémoires : Renault était passé du meilleur moteur de la grille à l’un des pires, tandis que Mercedes dominait grâce à son V6 hybride. Et une équipe cliente peut désormais viser le titre mondial, comme le montre McLaren, victorieuse deux années de suite avec un moteur Mercedes.
Bien sûr, le moteur seul ne suffit pas. « Nous avons un châssis correct, mais nous pouvons encore l’améliorer », rappelait Gasly en juin. Cette base solide, combinée au nouveau moteur, pourrait enfin permettre à Alpine de jouer en première ligne. Carlos Sainz l’avait prédit dès avril : « Si vous leur mettez un moteur Mercedes ou Ferrari, c’est une voiture de tête. » Sept mois plus tard, Gasly semble partager ce constat. Flavio Briatore, lui, martèle depuis plusieurs semaines : « Plus d’excuses en 2026 », confiant que le plus dur est déjà derrière eux.




