À quelques jours du Grand Prix du Mexique, 20ᵉ manche sur 24 de la saison, Pierre Gasly (Alpine) a commenté la course au titre et les frictions observées chez McLaren entre Lando Norris et Oscar Piastri. Pour le Français, il est normal que la pression monte dans un tel contexte.
« C’est normal qu’il y ait des frictions, on ne parle pas seulement d’une victoire de course, mais d’un championnat, et ce serait le premier pour chacun des deux pilotes », a expliqué Gasly à l’AFP. Selon lui, la présence de Max Verstappen dans la lutte accentue encore cette tension : « La pression est présente et le fait que Max soit là la renforce. Ils savent qu’ils peuvent perdre à tout moment tous les deux. »
Depuis fin août, Verstappen, relégué à plus de 100 points de Piastri, a retrouvé une forme presque intouchable avec trois victoires et une deuxième place sur les quatre dernières courses, tout en s’octroyant trois pole positions. Il pointe désormais à 40 et 26 points de Piastri et Norris, alors que cinq manches restent à disputer.
Gasly a également salué la stratégie de McLaren, qui laisse ses pilotes se battre librement sans privilégier l’un ou l’autre. « Si j’étais à leur place, je préférerais que l’équipe dise ‘que le meilleur gagne’, sans imposer de hiérarchie », a-t-il confié.
Concernant les soupçons de favoritisme envers Norris, Gasly admet que son ressenti extérieur rejoint cette impression : « De l’extérieur, en regardant toutes les situations de cette année, c’est malheureusement Piastri qui a été le plus désavantagé. Je ne pense pas que ce soit fait délibérément, mais le résultat penche clairement d’un côté. »
Malgré cela, Piastri reste en tête du championnat depuis sa victoire en Arabie saoudite fin avril, avec 14 points d’avance sur Norris, qui l’a toutefois devancé lors des quatre derniers week-ends.




