Avec l’arrivée programmée d’Eberechi Eze en provenance de Crystal Palace, Arsenal franchira bientôt la barre des 300 millions d’euros dépensés cet été, pour moins de 10 millions de ventes. Ce mercato record pèse désormais sur les épaules de l’entraîneur Mikel Arteta. Les Gunners, qui affrontent Leeds ce samedi à 18h30, n’ont plus le luxe de viser autre chose que le succès.
On pourrait appeler cela « le revers de la médaille d’argent » ou la rançon de la quasi-gloire. Depuis son arrivée en 2019, Mikel Arteta a progressivement redonné des couleurs à Arsenal, ravivant les attentes d’un club qui avait perdu sa place parmi les favoris de la Premier League. Pourtant, après trois saisons consécutives marquées par des deuxièmes places frustrantes – deux derrière Manchester City et une dernière face à un Liverpool explosif sous Arne Slot –, la consécration tarde à venir.
Le dernier échec face à Liverpool a laissé des traces dans le nord de Londres. Perdre contre City pouvait s’expliquer par la puissance financière et sportive des Skyblues, mais se faire devancer par Liverpool, alors que City desserrait enfin son emprise sur le championnat, a crispé une partie des supporters. Ce revers n’admettait aucune excuse autre que la défaite sportive pure.
La fin des « oui, mais »
La critique ne cesse de peser sur Arteta, souvent prompt à remettre en cause arbitres et circonstances lorsqu’il analyse les performances de son équipe. Un exemple marquant : l’élimination face au PSG en Ligue des champions, lorsque l’Espagnol déclarait que son club méritait « bien plus la qualification ». Ces propos ont été mal reçus en Angleterre, et notamment par Jamie Carragher, ancien défenseur de Liverpool, qui lui a rappelé que le football se mesure aux résultats et non aux circonstances atténuantes.
Un statut à assumer
En dépensant plus de 300 millions cet été, avec des recrues très attendues comme Eze, Martin Zubimendi et surtout Viktor Gyökeres, Arsenal a affiché des ambitions énormes. Il s’agit du mercato le plus coûteux de l’histoire du club. Si Liverpool a investi près de 340 millions, ses ventes pour 220 millions ont largement compensé ses dépenses, tandis qu’Arsenal a injecté plus de liquidités nettes que n’importe quelle autre équipe.
Cet investissement massif impose désormais des résultats. L’argent seul ne garantit pas le succès – Chelsea en a fait l’amère expérience – mais il commande d’élever le niveau de performance et de communication. À Arsenal, les excuses sont désormais proscrites : il faut assumer et concrétiser.




