Premier League – Tottenham : Thomas Frank, l’ouragan danois du banc

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Thomas Frank, entraîneur de Tottenham, n’a jamais été du genre à tourner autour du pot. Fidèle à son nom, le Danois se montre toujours franc et direct face aux médias.

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Son « ouragan intérieur » s’est déclenché après la défaite de Tottenham à Nottingham Forest, qui replonge les Spurs dans la seconde moitié du classement de Premier League. Après une courte série encourageante de trois matchs sans défaite, dont deux victoires contre Brentford et le Slavia Prague, son équipe s’est effondrée, offrant sur un plateau deux des trois buts inscrits par Forest. Ce début de saison est le pire pour Tottenham depuis 2008-09, époque de Juande Ramos.

Arrivé de Brentford avec la réputation d’un meneur d’hommes pragmatique, Frank devait construire sur les bases solides laissées par Ange Postecoglou et le premier trophée européen des Spurs depuis 2008. Le club a investi près de 170 millions d’euros l’été dernier pour renforcer l’effectif, avec des recrues comme Xavi Simons, Mohammed Kudus, Mathys Tel ou encore Kolo Muani en prêt. Pourtant, ces joueurs n’ont pas encore justifié l’investissement. Les absences prolongées de Kulusevski et Maddison n’expliquent pas tout, et Frank refuse de chercher des excuses.

Tottenham peine offensivement, accumulant des statistiques alarmantes : un seul tir cadré contre Nottingham Forest, 0,05 expected goal contre Arsenal… Les Spurs avaient pourtant bien commencé, battant Manchester City 2-0, mais deux défaites à domicile contre Chelsea et Arsenal ont rappelé les fragilités récurrentes de l’équipe.

Le problème dépasse le terrain. Des erreurs individuelles, comme celles de Vicario ou Archie Gray, coûtent des buts et illustrent un blocage psychologique qui touche l’ensemble du club, depuis le départ de Daniel Levy. Tottenham semble condamné à répéter le même schéma depuis 2019 : débuts prometteurs suivis de retombées rapides, entre inconstance et fragilité.

Les responsabilités sont partagées : la cellule de recrutement privilégie de jeunes talents encore inexpérimentés, et Frank peine à exploiter pleinement ses nouvelles recrues. Son jeu basé sur les contres, efficace à Brentford, paraît trop limité pour une équipe comme Tottenham, attendue pour dominer ses matches.

Pire, les Spurs n’engrangent que 8 points sur 24 à domicile, reflétant un blocage autant mental que technique. La solution dépasse un simple manager : Tottenham a peut-être besoin d’un psychologue pour compléter son entraîneur. À vous de jouer, Dr Frank.

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