La présentation du parcours des Grands Tours est toujours un moment très attendu par les fans et les coureurs. Ce lundi, le Tour d’Italie a levé le voile sur le sien : un unique contre-la-montre de 40 km, quelques étapes difficiles, et c’est à peu près tout. À la lumière de ces éléments, intéressons-nous aux favoris susceptibles de jouer la victoire en mai prochain.
Dans le calendrier cycliste, le Giro occupe une place particulière. Situé à seulement deux mois du Tour de France et proche des classiques ardennaises, il constitue un engagement à part entière. Même si des coureurs exceptionnels comme Tadej Pogacar ont déjà réussi le doublé Giro-Tour en 2024, la plupart des favoris doivent planifier soigneusement leur saison. La révélation du tracé pour l’édition 2026 (8-31 mai) sera déterminante dans leurs choix de programme.
Autant dire que la participation de Pogacar semble peu probable. Son absence ouvre une opportunité pour ses rivaux de viser le maillot rose. Alors, qui pourrait en profiter ? Voici un tour d’horizon des principaux candidats.
Jonas Vingegaard : compléter la collection
Après sa victoire sur la Vuelta en septembre et ses deux succès sur le Tour en 2022 et 2023, Jonas Vingegaard est à la recherche du Graal : remporter tous les Grands Tours. Bon rouleur et leader de la Visma-Lease a Bike, le Danois pourrait tirer parti du Giro, où il n’a jamais encore couru. Joao Almeida, son principal rival lors de la Vuelta, avait semblé pâle face à sa puissance.
Vingegaard pourrait s’appuyer sur Simon Yates, le vainqueur en titre, comme lieutenant. « Je lui dirais de venir avec l’objectif de gagner, il entrerait dans un cercle très fermé », a confié Vincenzo Nibali à la Gazzetta dello Sport. Avec un parcours comportant quelques grosses étapes et relativement contrôlable, le Giro 2026 pourrait parfaitement convenir au Danois, à moins que son équipe ne prépare un plan pour défier Pogacar sur d’autres courses.
Remco Evenepoel : profiter de l’opportunité
Remco Evenepoel débutera la saison sous de nouvelles couleurs, avec Red Bull-Bora Hansgrohe, aux côtés de Florian Lipowitz et Primoz Roglic. Son objectif principal sera probablement les classiques ardennaises, difficiles à enchaîner avec le Giro. Mais le Belge a attendu la révélation du parcours pour prendre sa décision.
Le contre-la-montre de 40 km le long de la mer de Ligurie pourrait l’attirer. Même si Liège-Bastogne-Liège reste une option, le Giro représente une belle opportunité de briller dans sa nouvelle équipe, surtout avec quelques étapes de haute montagne adaptées à son profil. Comme le souligne Nibali : « Le cyclisme n’est pas juste le Tour de France, le Giro est aussi difficile mais plus humain et peut être plaisant. »
Paul Seixas : une première idéale
Après ses performances remarquées en fin de saison, la question se pose : quel Grand Tour lancera la carrière de ce jeune Français ? Certains préconisent le Tour de France, mais à seulement 19 ans, il pourrait être judicieux de débuter sur une course plus confidentielle comme le Giro. Moins sous les projecteurs, le Lyonnais pourrait se tester face aux meilleurs sur les arrivées au sommet et les grands cols, sans pression excessive.
Isaac del Toro : finir le travail
Deuxième l’an passé derrière Simon Yates, le Mexicain Isaac del Toro pourrait profiter de l’absence de Pogacar pour enfin s’imposer dans un Grand Tour. À 22 ans, il possède un potentiel énorme et le parcours 2026 semble idéal pour lui, sans longues ascensions extrêmes comme le Colle delle Finestre. Le Giro pourrait être le théâtre de sa première grande victoire sur le circuit, ramenant le maillot rose jusqu’à Rome.




