« Prises doubles et défenses organisées : comment Victor Wembanyama doit ajuster son jeu pour rester performant offensivement en NBA »

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Après avoir beaucoup souffert lors de la défaite des San Antonio Spurs face aux Phoenix Suns (9 points), Victor Wembanyama a mieux répondu lors du deuxième revers de la saison face aux Los Angeles Lakers, inscrivant cette fois 19 points. Ces deux matches ont toutefois mis en évidence une tendance inquiétante après un début de saison impressionnant : les défenses s’adaptent, et Wembanyama va devoir faire de même.

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Une première alerte après un départ canon

Après cinq rencontres de saison régulière, Victor Wembanyama semblait déjà en route pour le titre de MVP. Avec une moyenne de 30,2 points par match, le pivot français avait rapidement atteint des sommets que l’on imaginait, mais pas si tôt. Cinq victoires consécutives, un Wemby dominant… tout semblait parfait jusqu’au déplacement à Phoenix. Là, le jeune Français a subi de plein fouet l’intensité adverse. Les Suns ont ouvert une brèche que les Lakers n’ont pas tardé à exploiter. Résultat : deux défaites consécutives et une moyenne retombée à 14 points par match avec un pourcentage de tirs inférieur à 33 %.

Ce coup de moins bien était particulièrement visible face à Phoenix (9 points) et légèrement atténué contre Los Angeles (19 points). Après un début de saison où il a impressionné grâce à un corps plus puissant et une agressivité accrue dans la zone proche du panier, Wembanyama a lui-même reconnu la difficulté de maintenir ce rythme. « Après 5-6 matchs, c’était un peu dur, comme pour tout le monde, de reprendre ce rythme », a confié le Français à Los Angeles mercredi soir.

La défense ciblée, nouvelle stratégie des adversaires

Ce recul dans ses performances n’est pas uniquement lié à la fatigue physique. Les défenses ont commencé à étudier et contrer ses forces. Phoenix et Los Angeles ont mis en place des stratégies simples mais efficaces pour limiter son impact.

Premièrement, Wembanyama a été systématiquement pris à deux lorsqu’il se trouvait à l’intérieur de la ligne à trois points. L’objectif : l’empêcher de prendre des tirs faciles et surtout briser son rythme. Car lancé, que ce soit vers le panier ou vers une zone de tir favorable, Wembanyama devient quasiment intouchable. À l’arrêt, il est beaucoup moins dangereux, d’autant qu’il n’a pas encore totalement exploité sa taille exceptionnelle.

Deuxième tactique : confier sa surveillance non pas au pivot adverse, mais à des ailiers-forts plus petits et rapides, capables de suivre ses déplacements. C’est ainsi que Phoenix a utilisé Royce O’Neal (1,93 m) et Los Angeles Rui Hachimura (2,03 m) pour gêner Wembanyama.

Adapter le jeu et tirer parti des coéquipiers

Ces choix défensifs ont aussi perturbé l’efficacité des écrans. Chaque tentative des Spurs pour créer de l’espace en faveur de Wemby a été neutralisée par un échange de défenseurs, rendant ses déplacements plus difficiles. Pour continuer à performer, San Antonio et son pivot doivent s’adapter. Le risque serait de forcer en attaque et de plafonner en points.

« À mesure que l’on devient meilleurs, collectivement et individuellement, on sent que nos adversaires montent le ton, notamment en défense », a analysé le Français. Selon son coach Mitch Johnson, le pivot doit être davantage servi et tirer parti de ses coéquipiers. Lorsqu’il est pris à deux, il doit trouver la bonne passe au bon moment. Wembanyama a commencé à corriger cette approche face aux Lakers après avoir souffert contre Phoenix.

S’il ne sera jamais Nikola Jokic, référence des pivots distributeurs, quelques matches avec plusieurs passes décisives et de belles victoires pourraient lui permettre de reprendre l’avantage dans ce subtil jeu d’échecs qu’est la NBA.

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