Qui pourra arrêter Valentin Vacherot ?

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Le Monégasque, auteur d’un incroyable exploit à Shanghai, commence à croire en un nouveau sacre possible à Paris. Vendredi, c’est au tour de Félix Auger-Aliassime de tenter sa chance face à lui. Pas cousins, mais proches depuis plusieurs années, les deux hommes se connaissent parfaitement. Le Canadien avoue qu’il ne s’attendait pas à voir Vacherot exploser de cette manière cet automne, mais selon lui, rien n’est dû au hasard.

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Valentin Vacherot a surpris beaucoup de monde ces dernières semaines, prenant à contre-pied nombre de ses adversaires. À l’exception de son cousin Arthur Rinderknech, qui savait exactement à quoi s’attendre. Quant à Félix Auger-Aliassime, bien qu’absent de tout lien familial avec le Monégasque, il ne sera pas étonné en cas de défaite. Au contraire : il connaît suffisamment son futur adversaire pour savoir à quoi s’attendre.

« On se connaît depuis quelques années », confie le Canadien jeudi à propos de Vacherot. Depuis 2019, Auger-Aliassime passe beaucoup de temps à Monaco, où il vit et s’entraîne, notamment avec Vacherot. « On s’est beaucoup entraîné ensemble à Monaco. Mais jouer un tournoi, c’est autre chose. On se connaît, mais je ne l’ai jamais affronté en match officiel, donc c’est un nouveau défi. Un défi sympa », explique-t-il.

À quelques semaines de Shanghai, Auger-Aliassime se serait probablement étonné de croiser le Monégasque en quart de finale d’un Masters 1000. « Suis-je surpris par son niveau ? Quand tu joues avec quelqu’un à l’entraînement, tu vois de quoi il est capable. Mais en tournoi, il faut le prouver, se prouver à soi-même qu’on peut rivaliser avec les meilleurs. J’ai vécu la même chose au début de ma carrière : on peut jouer très fort à l’entraînement, mais le confirmer en compétition, ce n’est pas facile. Tout le monde est surpris, et lui le premier, je pense », reconnaît le Québécois.

Même s’ils n’ont pas pris le même vol, Auger-Aliassime et Vacherot ont quitté l’Europe en même temps pour la Chine fin septembre. « On s’entraînait encore ensemble le matin avant de partir pour Shanghai. Si quelqu’un lui avait dit qu’il allait gagner là-bas, il aurait été le premier à douter. Ce qu’il a fait est incroyable. Il peut être fier, tout comme son staff », salue le Canadien.

Après avoir battu Djokovic, Rune, Bublik, Machac, Lehecka, Griekspoor, Norrie et Rinderknech à deux reprises, Vacherot est devenu l’une des sensations de l’automne. Auger-Aliassime le décrit avec admiration : « Je vais affronter l’homme du moment. Sur le court, je plaisantais en disant que c’était le meilleur joueur du monde. Mais il est impressionnant, en pleine confiance, et a battu beaucoup de grands joueurs. »

Pour le Canadien, la réussite du Monégasque n’est pas le fruit du hasard. « Pour gagner un Masters 1000, en sortant des qualifications et en enchaînant neuf matches, il faut faire beaucoup de bonnes choses sur le court. Ce n’est pas seulement l’élan ou l’émotion, il y a des éléments concrets dans son jeu. Il fait beaucoup mieux que la plupart des joueurs actuellement. »

Ce qui frappe le plus Auger-Aliassime ? « Sa constance. Il combine patience au fond du court et montée au filet au bon moment, sans jamais se précipiter. Et physiquement, il est très fort. »

Avec ce niveau de jeu et cette confiance, la victoire de Félix Auger-Aliassime face à Vacherot pourrait même apparaître comme une petite surprise. Si le Monégasque venait à réaliser un deuxième sacre consécutif en Masters 1000, ce ne serait pas totalement improbable, tant le chemin accompli en quelques semaines a été impressionnant.


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