Rugby | Coupe du Monde Féminine | « Faire tout pour aller jusqu’au bout » : les Bleues visent enfin la finale

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Tout commence ce samedi pour les Bleues. Opposé à l’Italie, le XV de France féminin nourrit un rêve ambitieux : franchir enfin le cap des demi-finales et atteindre cette finale tant convoitée. Trois ans après la désillusion face aux Néo-Zélandaises, les Françaises espèrent briser ce plafond de verre. Cette édition de la Coupe du Monde constitue également une belle opportunité pour promouvoir le rugby féminin grâce à la diffusion en clair des matchs.

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Manae Feleu (à gauche) et Marine Ménager (à droite) lors de la cérémonie de bienvenue à Exeter, le 16 août 2025 – Crédit : Getty Images

Le XV de France féminin entame donc samedi sa Coupe du Monde en Angleterre contre l’Italie, avec le statut de challenger et l’ambition de dépasser enfin les demi-finales tout en renforçant la visibilité du rugby féminin. Leur dernière tentative en Nouvelle-Zélande, en 2022, s’était terminée de manière cruelle : une pénalité de Caroline Drouin à 35 mètres, ratée après la sirène, alors que les Bleues n’étaient menées que d’un point face aux futures championnes du monde, les « Black Ferns ». Trois ans plus tard, la mission reste ardue, mais l’espoir est intact.

« Notre position est plutôt celle d’outsiders dans cette Coupe du Monde, mais aujourd’hui, l’objectif est clair : tout mettre en œuvre pour aller jusqu’au bout », expliquait Gaëlle Mignot, co-sélectionneuse du XV de France, au lancement de la préparation. Elle et David Ortiz ont pris les rênes de l’équipe après le dernier Mondial, avec des résultats mitigés. En Europe, la France reste deuxième, avec une marge sur la plupart des équipes mais encore loin de l’Angleterre, qu’elle n’a plus battue depuis 2018. Face aux autres grandes nations, le bilan est plus contrasté, avec notamment deux lourdes défaites contre la Nouvelle-Zélande (39-14) et le Canada (46-24) lors du Women XV de l’automne 2024.

Une belle opportunité de briller

Si la Fédération ne fixe pas d’objectif officiel pour le tournoi, tout résultat en deçà du dernier carré serait perçu comme une déception. « Pour que cette Coupe du Monde serve nos ambitions de développement de la pratique féminine, atteindre le dernier carré est essentiel », souligne Jean-Marc Lhermet, vice-président chargé du haut niveau. L’événement bénéficie d’une large couverture médiatique, avec des retransmissions sur TF1 et France Télévisions à des horaires favorables en Europe, ce qui ne sera pas le cas lors des prochaines éditions en Australie et aux États-Unis. L’engouement est déjà palpable : 375 000 billets ont été vendus, soit deux fois et demie plus qu’en Nouvelle-Zélande.

« Nous voulons que les petites filles, devant leur écran, aient envie de rejoindre les clubs et de pratiquer le rugby à l’école », ajoute Lhermet. La FFR espère ainsi doubler le nombre de licenciées pour atteindre 100 000 à terme. Les Bleues, quatrièmes au classement mondial, semblent capables de relever le défi. Leur poule paraît abordable : après l’Italie, qu’elles ont battue lors des cinq dernières confrontations et qui constitue l’adversaire le plus redoutable, elles affronteront ensuite le Brésil, novice au Mondial, puis l’Afrique du Sud, moins impressionnante que l’équipe masculine quadruple championne du monde. Les deux premières équipes sont qualifiées pour la suite.

Les Anglaises, rappel à l’ordre

En quart de finale, les Françaises devraient affronter l’Irlande ou, en cas de surprise, la Nouvelle-Zélande. La demi-finale pourrait les opposer aux Anglaises, dont la courte victoire en avril à Twickenham (43-42 après avoir été menées 31-7) avait laissé entrevoir une possibilité de succès pour les Tricolores. Cependant, en match de préparation, les Red Roses ont clairement montré leur supériorité avec une victoire écrasante (40-6). Cette défaite a mis en évidence les points à travailler : la défense physique et l’efficacité offensive. « Cette défaite nous a permis d’identifier clairement nos axes de travail. Nous allons redoubler d’efforts sur ces points », a reconnu la demi de mêlée Alexandra Chambon.

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