Sabalenka-Rybakina : un duel à plus de 5 millions de dollars pour le titre du Masters WTA en Arabie saoudite

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La finale du Masters WTA entre Aryna Sabalenka et Elena Rybakina s’annonce historique. La gagnante repartira avec plus de 5 millions de dollars de gains, un record absolu pour une compétition officielle, hommes et femmes confondus. Ce jackpot inédit découle du nouveau partenariat liant le tournoi à l’Arabie saoudite pour les éditions 2024, 2025 et 2026.

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Sabalenka : « Je n’y pense jamais en jouant »

Aryna Sabalenka assure que la promesse d’un tel pactole ne perturbe en rien sa concentration.

« Je n’y pense jamais pendant un match. J’aime simplement ce sport et la compétition »,
a déclaré la numéro 1 mondiale après sa victoire contre Coco Gauff (7-6, 6-2) en phase de groupes.

Elle reconnaît tout de même que ce bonus colossal reste une belle récompense :

« C’est un bon bonus, mais mon objectif est toujours de jouer le meilleur tennis possible. »

En 2024, la Biélorusse a déjà engrangé 12,3 millions de dollars de gains sur le circuit. Un succès à Riyad constituerait la plus grosse prime de sa carrière, devant celles des tournois du Grand Chelem.

Un prize-money record dopé par Riyad

Depuis son installation en Arabie saoudite, le Masters féminin a vu son prize-money exploser. Le total des récompenses atteint 15,5 millions de dollars, dont 3,1 millions pour le double. La championne en simple pourrait toucher jusqu’à 5,235 millions de dollars (4,52 millions d’euros) si elle s’impose sans perdre le moindre match — un record sur le circuit, y compris masculin.

À titre de comparaison, Caroline Garcia avait perçu 1,57 million de dollars pour son titre en 2022 à Fort Worth, et Coco Gauff 4,21 millions d’euros pour sa victoire l’an dernier à Riyad.

Un choix saoudien qui interroge

Malgré ces sommes vertigineuses, les critiques autour de l’attribution du tournoi à Riyad restent timides. Avant la première édition saoudienne, Coco Gauff s’était montrée prudente :

« Je veux voir par moi-même si les choses changent. Si je me sentais mal à l’aise ou si rien n’évoluait, je ne reviendrais pas. »

Un an plus tard, forte de son triomphe et de ses millions, l’Américaine est toujours au rendez-vous.

Changer de l’intérieur ?

Gauff, tout comme Jessica Pegula, défend l’idée d’un changement progressif dans la société saoudienne, encouragé par la présence du tennis féminin. Une vision soutenue par Billie Jean King, dont le trophée du Masters porte le nom, et qui espère voir émerger une championne issue du Moyen-Orient pour « inspirer et influencer » les mentalités.

Mais tout le monde ne partage pas cet optimisme. Martina Navratilova et Chris Evert dénoncent l’absence d’avancées notables en matière de droits humains dans le royaume. Le Forum économique mondial classe d’ailleurs l’Arabie saoudite 126e sur 146 pays concernant l’égalité hommes-femmes dans son rapport 2023.

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