Invité du podcast Rio Ferdinand Presents en début de semaine, Steven Gerrard est revenu sans détour sur l’échec de la fameuse « génération dorée » anglaise des années 2000. Malgré un effectif regorgeant de stars, les Three Lions n’ont jamais réussi à s’imposer sur la scène internationale.
« Je détestais faire partie de l’équipe d’Angleterre. Nous étions tous des losers égocentriques », a lâché l’ancien capitaine de Liverpool, reconnaissant que cette période fut marquée par un manque d’unité et une rivalité exacerbée entre les grands clubs du pays.
De Beckham à Lampard, en passant par Scholes, Rooney, Owen ou Ferdinand, l’Angleterre possédait pourtant des talents de classe mondiale. Mais entre 2002 et 2012, elle n’a jamais dépassé le stade des quarts de finale en Coupe du monde ou à l’Euro. Un constat amer pour Gerrard : « Nous aurions pu accomplir de grandes choses si nous nous étions davantage appréciés. »
Pour l’ancien milieu, aujourd’hui entraîneur, l’échec collectif de cette génération s’explique aussi par la rivalité entre Liverpool, Manchester United et Chelsea, qui pesait jusque dans le vestiaire des Three Lions. « Je suis probablement plus proche de toi aujourd’hui, Rio, qu’à l’époque où nous avons joué ensemble pendant quinze ans », a-t-il confié à son ancien coéquipier.
Gerrard pointe également la responsabilité des sélectionneurs successifs — Sven-Göran Eriksson, Steve McClaren, Fabio Capello et Roy Hodgson — incapables, selon lui, de créer une véritable cohésion. « Nous avions l’intelligence et le QI footballistique pour nous adapter et faire fonctionner tout cela ensemble », a-t-il conclu, lucide sur ce grand gâchis du football anglais.




