Tirage au sort des Bleus pour le Mondial 2026 : 37 buts en 8 matchs, le spectre de 2002, Haaland et Mané… Les dangers à ne pas sous-estimer

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La France n’a pas été épargnée : elle tombe dans ce qui ressemble fort au « groupe de la mort » pour la Coupe du monde 2026. Dans le pot 3, la Norvège était l’adversaire à éviter… et les Bleus l’ont tirée. Quant au Sénégal, il ravive l’un des pires souvenirs tricolores en Coupe du monde. Pour sa dernière campagne à la tête des Bleus, Didier Deschamps va devoir composer avec deux sélections au potentiel impressionnant. Seule l’équipe issue du barrage intercontinental offrira un adversaire plus abordable.

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La Norvège : bien plus qu’Haaland

Absente du Mondial depuis 1998, la Norvège n’arrive pas aux États-Unis pour faire de la figuration. Sa 29e place au classement FIFA ne reflète pas sa vraie valeur. Son parcours en qualifications parle pour elle : huit matchs, huit victoires, 37 buts inscrits, dont un retentissant 7–0 face à l’Italie. Personne n’a fait mieux en Europe.

Pour William Saliba et Dayot Upamecano, une mission s’annonce : contenir Erling Haaland. Le buteur de Manchester City affiche des statistiques stratosphériques avec 55 buts en 48 sélections, et a survolé les qualifications (16 réalisations). Mais réduire la Norvège à son géant blond serait une erreur.

Autour de lui, évolue une génération exceptionnelle : Martin Ødegaard, Alexander Sørloth, Sander Berge, Kristoffer Ajer ou encore Julian Ryerson. Comme le rappelle Deschamps, « c’est toute l’équipe de Norvège qui est d’un très haut niveau ».


Le Sénégal : le souvenir de 2002 plane encore

Impossible d’évoquer France – Sénégal sans penser à 2002 et au but de Papa Bouba Diop, qui avait précipité la chute des champions du monde. Un traumatisme que rappelle encore Hervé Renard : « Au Sénégal, ils ne parlent que de ce match depuis 20 ans ».

L’équipe dirigée par Aliou Cissé possède aujourd’hui un effectif d’une densité rare. La quasi-totalité de ses titulaires évolue dans les meilleurs championnats : Moussa Niakhaté, Ismaïla Sarr, Iliman Ndiaye, Idrissa Gueye, Pape Gueye, Nicolas Jackson… Sans oublier les cadres passés en Arabie saoudite mais toujours performants : Édouard Mendy, Kalidou Koulibaly et Sadio Mané.

Moins souverains en Afrique qu’en 2021, les Lions de la Teranga ont néanmoins survolé leur groupe de qualifications (7 victoires, 3 nuls, 22 buts marqués, 3 encaissés). Et ils ont envoyé un signal très fort en juin dernier : une victoire 3–1 en Angleterre, quatre jours après un nul en Irlande.


Bolivie, Suriname ou Irak : un barrage plus clément

Le troisième adversaire des Bleus sera l’un des trois : Bolivie, Suriname ou Irak, issus du barrage intercontinental.

  • La Bolivie, pourtant 76e mondiale, possède l’expérience du Mondial (1930, 1950, 1994). Malgré une campagne sud-américaine catastrophique (7e sur 10, 10 défaites), elle reste redoutable à domicile, où elle a récemment battu le Brésil, le Chili, la Colombie et le Venezuela.

  • Le Suriname, 123e au classement FIFA, disputera son premier Mondial après un parcours cohérent (5 victoires, 4 nuls, 1 défaite). Il compte quelques joueurs habitués aux grands championnats, comme Sheraldo Becker ou Ridgeciano Haps.

  • L’Irak sort d’une série d’invincibilité depuis juin et d’un sans-faute en première phase de qualifications. Mais elle semble en retrait par rapport aux meilleures équipes asiatiques. Aucun joueur n’évolue en Europe.


Conclusion

Entre la Norvège d’Haaland, le Sénégal de Mané et un dernier adversaire plus modeste, les Bleus devront afficher leur meilleur niveau dès la phase de groupes. Pour Didier Deschamps, cette dernière aventure mondiale s’annonce tout sauf tranquille.

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