Frustré par la septième place de La Rochelle la saison dernière, qui avait privé le club d’une qualification pour les phases finales, le troisième ligne international Paul Boudehent revient sur les difficultés qui ont pesé sur l’équipe. Avant de se rendre sur le terrain de l’UBB pour l’ouverture du Top 14 samedi, le joueur de 25 ans souhaite relancer une dynamique positive avec les Maritimes.
Paul Boudehent face à l’UBB lors de la saison 2024-25
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La déception de la saison passée est-elle encore présente ?
Paul Boudehent : Elle est clairement toujours là. Quand on mesure notre force collective et qu’on analyse ce qui n’a pas fonctionné, on réalise que c’est principalement dû à nous-mêmes : gestes techniques ratés, méconnaissance de certains rôles… C’est très frustrant, surtout quand on échoue à un point seulement d’une qualification.
La saison dernière a-t-elle été en dents de scie, malgré quelques performances marquantes à Bath (24-20) ou à Bordeaux (21-10) ?
P.B. : On ne peut pas vraiment parler de saison en dents de scie. Il y a eu plus de mauvais que de bons moments. Parfois, on se rappelait qu’on pouvait produire du très haut niveau… et on faisait ensuite le contraire. Il nous a manqué de régularité et de constance. Au final, on se mord les doigts.
Que retenez-vous de cette expérience pour le groupe ?
P.B. : Il y a beaucoup de leçons à tirer, notamment sur la période des doublons. Les jeunes doivent être prêts à prendre leurs responsabilités quand ils ont leur chance. L’intégration des jeunes dans l’effectif tout au long de la saison est essentielle.
On a critiqué le manque de renouvellement du groupe la saison dernière. Vous êtes d’accord ?
P.B. : Oui, on a peut-être manqué d’oxygène. On voyait toujours les mêmes visages. Cette année, dès le début de la préparation, on a intégré beaucoup de jeunes, ce qui apporte de nouvelles interactions, des échanges différents et renforce les liens sociaux. Cela fait du bien et c’est quelque chose qu’on aurait peut-être dû anticiper plus tôt.
Jules Favre contre Bordeaux-Bègles, Top 14, 26 avril 2025
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Ce déplacement à Bordeaux, dernier double finaliste, arrive-t-il au bon moment ?
P.B. : Je n’y accorde pas trop d’importance. On a repris plus tôt qu’eux et peut-être qu’il est avantageux de les affronter en début de saison, quand certains joueurs s’intègrent encore. Mais aucun match n’est prévisible. J’apprécie toujours jouer contre Bordeaux : c’est une équipe qui propose du jeu et l’ambiance dans le stade est incroyable, surtout avec de nombreux Rochelais présents.
Comment reste-t-on performant toute la saison en jouant sur tous les tableaux ?
P.B. : Il ne faut pas se projeter sur 40 matches dès le départ. Je procède par blocs : quatre matches à la fois, avec un objectif précis. Cela permet de rester concentré sur l’instant présent sans se perdre dans ce qu’on ne peut pas contrôler pour le reste de l’année.




