Toujours en quête d’un avant-centre de haut niveau, l’Olympique Lyonnais pourrait frapper un grand coup cet hiver avec l’arrivée d’Endrick. Barré par la concurrence au Real Madrid, le prodige brésilien de 19 ans coche toutes les cases pour relancer sa jeune carrière entre Rhône et Saône, et offrir à l’OL un renfort de prestige.
Un talent bridé à Madrid
Le 1er novembre dernier, au stade Santiago-Bernabéu, Endrick a enfin disputé ses premières minutes de la saison face à Valence (3-0). Entré à la 79e minute à la place de Kylian Mbappé, le Brésilien a renoué avec la compétition après une longue période d’attente. Une situation paradoxale pour celui qui était considéré comme l’un des plus grands espoirs du football mondial à son arrivée au Real à l’été 2024, contre 47,5 millions d’euros versés à Palmeiras.
Malgré une première saison prometteuse (7 buts toutes compétitions confondues), Endrick a vu son ascension stoppée par une blessure à la cuisse en août. Depuis, il a glissé dans la hiérarchie offensive derrière Gonzalo Garcia, préféré par Xabi Alonso. « La blessure a tout changé, explique Aritz Gabilondo, journaliste pour As. Il n’a pas disputé le Mondial des clubs et n’a plus retrouvé son rythme. Aujourd’hui, il doit jouer s’il veut conserver sa place en sélection brésilienne. Si rien ne bouge, son avenir immédiat se jouera loin de Madrid. »
L’OL, une opportunité idéale
Du côté de Lyon, les planètes semblent s’aligner. Après un été mouvementé marqué par les contraintes financières imposées par la DNCG, l’arrivée de Michèle Kang à la présidence a permis de stabiliser la situation. Mais sportivement, le départ de Georges Mikautadze à Villarreal a laissé un vide dans l’attaque. Malgré la présence de Martin Satriano, le club reste à la recherche d’un véritable numéro 9.
C’est là qu’entre en scène Endrick. « Beaucoup de clubs se sont renseignés, notamment la Real Sociedad, mais le joueur veut rejoindre une équipe engagée sur la scène européenne, détaille Gabilondo. L’intérêt de Lyon s’est concrétisé dès lors que cette option s’est ouverte. »
L’OL, engagé en Ligue Europa et affaibli par la blessure de Malick Fofana, voit en Endrick un profil capable de dynamiser son secteur offensif. Paulo Fonseca, séduit par son talent et son pressing constant, aurait validé le projet. Le technicien portugais partage d’ailleurs le même réseau d’agents qu’Abel Ferreira, l’entraîneur de Palmeiras, ce qui aurait facilité les échanges.
Une opération financièrement maîtrisée
Si la question salariale intrigue, elle ne semble pas insurmontable. Avec un salaire d’environ 350 000 euros par mois, Endrick se situerait juste derrière Corentin Tolisso dans la hiérarchie lyonnaise. « Aucun club ne prendra l’intégralité du salaire, précise Gabilondo. Le Real Madrid est prêt à participer financièrement, dans l’optique de faire progresser son joueur avant un retour éventuel. »
Le club madrilène envisagerait même d’inclure une clause de rachat prioritaire, semblable à celle négociée pour Nico Paz à Côme, afin de garder la main sur le futur du jeune attaquant.
Une tradition brésilienne à Lyon
L’arrivée potentielle d’Endrick s’inscrirait dans la lignée des grands attaquants brésiliens passés par l’OL : Sonny Anderson, Fred ou encore Nilmar ont tous marqué leur époque entre Rhône et Saône. Le prêt de Mariano Diaz en 2017-2018, fructueux à plus de vingt buts, reste aussi un précédent encourageant dans la collaboration entre Lyon et Madrid.
À l’aube du Mondial 2026, Endrick cherche du temps de jeu et un environnement favorable pour relancer sa trajectoire. Et tout indique que Lyon pourrait bien devenir, dès cet hiver, le théâtre de son renouveau.




