Transferts – Olympique de Marseille : la stabilité annoncée laisse place à un mercato XXL

0
92

Au printemps dernier, Pablo Longoria promettait un mercato placé sous le signe de la continuité. Mais comme souvent avec l’Olympique de Marseille, la réalité a été bien différente. L’été phocéen a une nouvelle fois ressemblé à une foire aux transferts : pas moins de 30 mouvements ont animé la Canebière, avec douze recrues dont la plus marquante reste Benjamin Pavard.

Publicité

De la promesse de stabilité… au grand chamboulement

« Adrien Rabiot doit être un joueur majeur, un cadre, un symbole de la stabilisation de l’OM », lançait Longoria en mai dernier. Moins de quatre mois plus tard, le milieu tricolore a filé à l’AC Milan et le mot d’ordre de stabilité a volé en éclats. Comme chaque été depuis l’arrivée du dirigeant espagnol, l’OM s’est transformé en hall d’aéroport.

Avec douze arrivées – Igor Paixao, Facundo Medina, Arthur Vermeeren, Timothy Weah, Angel Gomes, CJ Egan-Riley, Pierre-Emerick Aubameyang, Hamed Traoré, Emerson Palmieri, Nayef Aguerd, Matt O’Riley et bien sûr Benjamin Pavard – c’est près de la moitié du onze titulaire de Roberto De Zerbi qui a changé. Les dernières heures du marché ont même vu débarquer quatre recrues supplémentaires, symbole d’un sprint final effréné.

Pavard, le coup de luxe

La signature de Benjamin Pavard reste la cerise sur le gâteau. Son expérience, sa polyvalence et son palmarès font de lui un renfort inespéré pour l’OM. Mais une question demeure : aura-t-il le leadership nécessaire pour combler les failles laissées par les départs, et surtout celui d’Adrien Rabiot ?

Rabiot, un vide difficile à combler

Car malgré la qualité des recrues, certaines pertes pèsent lourd. Le départ de Valentin Rongier, et surtout celui de Rabiot – dont l’affaire à Rennes a terni la fin de son aventure marseillaise – laisse un trou béant au milieu de terrain. Le Français était devenu le métronome de l’équipe et un leader dans le vestiaire.

Entre renouveau et incertitudes

Tout n’est pas négatif pour autant : Roberto De Zerbi a été maintenu, une première pour l’ère Longoria, et plusieurs cadres comme Leonardo Balerdi, Rulli, Höjbjerg ou Greenwood sont restés. La stratégie de Medhi Benatia, qui a su attirer certains joueurs en difficulté dans leurs clubs pour relancer leur carrière à Marseille, a aussi permis quelques bonnes affaires.

Reste que l’OM version 2025 aborde la deuxième saison du projet De Zerbi avec un effectif séduisant sur le papier mais encore plein de points d’interrogation. La « stabilité » annoncée n’a pas survécu à la frénésie du mercato olympien, et le terrain dira bientôt si ce grand bouleversement portera ses fruits.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici