Pour la deuxième fois en l’espace d’un mois, Benjamin Bonzi s’est offert Daniil Medvedev au premier tour d’un Grand Chelem. Après Wimbledon, le Français a battu l’ancien numéro un mondial à Flushing Meadows en cinq sets palpitants : 6-3, 7-5, 6-7(5), 0-6, 6-4. Un scénario presque rocambolesque, marqué par des moments de tension extrême et une balle de match perturbée, mais Bonzi a su trouver la clé et s’imposer, tandis que Medvedev perdait son sang-froid.
Une victoire qui confirme le mental de Bonzi
Sur le court Arthur-Ashe, Benjamin Bonzi a prouvé que les Français peuvent avoir un mental d’acier. Menacé par une situation qui aurait pu tourner au cauchemar, le Nîmois a tenu bon face à Daniil Medvedev et a finalement concrétisé au bout de cinq sets d’une intensité rare.
Au départ, Bonzi a dominé grâce à un service précis et des échanges parfaitement maîtrisés, mettant Medvedev sur la défensive. Mais l’histoire a basculé lorsque la troisième manche a failli lui échapper à cause d’une interruption réglementaire : alors qu’il disposait d’une balle de match à 5-4, un photographe est entré sur le terrain. L’arbitre Gregory Allensworth a rappelé le point, provoquant la colère de Medvedev, qui s’en est pris violemment au juge et au public.
Medvedev retrouve son énergie… et Bonzi vacille
Pendant plusieurs minutes, la tension a été à son comble. Bonzi, perturbé, a perdu le fil de son jeu, tandis que Medvedev, stimulé par la controverse, a renversé la situation, remportant la manche décisive et infligeant un 6-0 au quatrième set. Tout semblait jouer en faveur du Russe pour un véritable “American nightmare” pour le Français.
La résilience française
Mais grâce aux conseils et à l’encouragement de Nicolas Mahut, son entraîneur, Bonzi est revenu dans la partie. Malgré une fatigue physique évidente et un recours au kiné, il a su faire preuve de créativité et de prise de risques pour déjouer Medvedev et recoller au score. Dans le dernier set, le Français a effacé deux breaks de retard pour finalement s’imposer. À l’issue du match, Medvedev, furieux, brisait sa raquette sur le sol, tandis que Mahut et Bonzi pouvaient savourer cette victoire mémorable.




