Personne ne misait vraiment sur lui avant la demi-finale, et Félix Auger-Aliassime a logiquement cédé face à Jannik Sinner. Mais la manière dont le Canadien a tenu tête au numéro un mondial a surpris. FAA n’était pas loin du compte, et s’il peut confirmer ce niveau dans les prochains mois, l’avenir pourrait lui sourire. Pour l’instant, il reste prudent, mais le potentiel est indéniable.
À New York, Auger-Aliassime a offert un véritable spectacle. Après une défaite sévère face à Sinner à Cincinnati trois semaines plus tôt (6-0, 6-2), le contraste était saisissant. « J’ai beaucoup mieux joué cette fois, et mieux servi aussi », a-t-il expliqué, soulignant sa préparation et sa lecture du jeu améliorée.
Le premier set semblait toutefois annoncer une répétition de Cincinnati (6-1). Mais le Montréalais s’est ressaisi dès le deuxième set, prenant l’ascendant et montrant un jeu agressif et complet, tant au service qu’au fond du court. Si FAA parvient à stabiliser ce niveau sur l’ensemble d’un match, il pourrait s’imposer comme le troisième joueur fort du circuit derrière Sinner et Alcaraz. Pour l’instant, il alterne entre éclats et phases moins convaincantes, mais le progrès est net.
« Par séquences, j’étais au coude-à-coude avec lui, j’ai même dominé un moment. On a eu une vraie bagarre », confie Auger-Aliassime. Aucun regret pour la défaite : « J’ai fait mon match, joué mon jeu. » Ce n’est peut-être pas la victoire qui marque le tournant, mais la manière dont il a rivalisé avec le meilleur joueur du monde.
Au retour à la maison, FAA pointe au 13e rang mondial et 10e à la Race, retrouvant une trajectoire ascendante après deux années de stagnation. Mais pour l’instant, sa priorité n’est pas Sinner, Alcaraz ou le Top 10, mais son mariage imminent avec sa compagne de longue date, dont il finalise les préparatifs avec autant de soin que ses entraînements.
Un été riche, tant sur le court que dans sa vie personnelle, et la promesse d’un avenir à suivre de très près.




