Dimanche, Carlos Alcaraz a survolé la finale de l’US Open en dominant Jannik Sinner plus largement que ne le suggère le score final (6-2, 3-6, 6-2, 6-4). Avec ce sixième titre du Grand Chelem, l’Espagnol inscrit une victoire sans doute la plus aboutie de sa carrière, marquée par une maîtrise totale de la première à la dernière rencontre. Cet US Open 2025 restera un moment historique, symbole de son accomplissement ultime.
À seulement 22 ans, Alcaraz a déjà une carrière impressionnante : six titres du Grand Chelem dont deux US Open, deux Wimbledon et deux Roland-Garros. Comparé à des légendes comme Boris Becker ou Stefan Edberg, il n’a rien à envier et continue de repousser les limites de son talent. Pourtant, jamais il n’avait atteint un tel niveau de perfection que lors de cette quinzaine new-yorkaise.
Tout au long du tournoi, Alcaraz a montré qu’il n’y avait qu’un seul joueur dominant : lui. Même Sinner, pourtant redoutable, n’a pu rivaliser face à sa constance et sa puissance, et n’a eu aucune chance de renverser le match. À seulement un jeu de service près, il aurait pu s’imposer en trois sets, devenant ainsi le premier joueur à remporter l’US Open sans perdre un set depuis Neale Fraser en 1960. Sur les sept matches disputés, il n’a concédé que trois breaks sur 101 jeux de service, et n’a fait face qu’à 10 balles de break, dont une seule en finale – un niveau de domination rarement vu depuis que l’ATP compile ces statistiques.
Le secret de cette performance ? Une préparation méticuleuse et un engagement total dès le début du tournoi. La défaite contre Van de Zandschulp au deuxième tour l’an dernier a été un déclic : il ne voulait plus laisser le moindre détail au hasard. Résultat, un service stratosphérique, une régularité exceptionnelle et une capacité à jouer à son meilleur niveau pendant deux semaines.
Mats Wilander résume : « Carlos n’a aucune faiblesse. Quand il est à 100%, personne ne peut l’approcher. » Et son entraîneur, Juan Carlos Ferrero, n’hésite pas à parler d’un « match parfait » lors de la finale, fruit d’une préparation minutieuse et d’une exécution parfaite sur le terrain.
Alcaraz lui-même confirme ce sentiment : « C’est mon meilleur tournoi. Mon niveau a été très constant du premier tour à la finale, et j’en suis très fier. » Avec une telle régularité et un potentiel encore immense, il ne fait aucun doute que l’Espagnol peut aller encore plus haut. Effrayant, fascinant et historique : Carlos Alcaraz a franchi une nouvelle dimension à New York.




