C’est le remake de la finale de l’an passé. Face à la montagne qu’est Aryna Sabalenka, Jessica Pegula sait que le défi sera immense. Mais malgré un historique largement en sa défaveur, l’Américaine croit en ses chances. Elle a tiré les leçons de la finale 2024 et compte bien exploiter toutes ses armes pour l’emporter, en commençant par le soutien du public de l’Arthur-Ashe.
Les souvenirs de l’an passé restent flous, la douleur persistante, mais les détails se sont estompés : « Je ne me souviens même plus du score exact. Je crois que c’était 7-5, 7-5. C’est fou, je ne pensais pas avoir été aussi proche. Et pourtant, juste après la balle de match, je me suis dit qu’on aurait dû aller au troisième set », confie Pegula.
En tennis, et encore plus en finale d’un Grand Chelem, rien n’est jamais ordinaire. Jessica Pegula l’a appris à ses dépens, battue à domicile par une Sabalenka intraitable et parfaitement maîtresse de ses nerfs à New York en 2024. Cette expérience lui laisse un goût d’inachevé, mais aussi de précieuses leçons.
« Je suis sortie du court et j’ai dit directement à mon coach : ‘J’ai mal servi, je dois mieux servir, mieux faire ci, mieux faire ça.’ C’est ma mentalité quand je perds : chercher immédiatement ce qui n’a pas fonctionné. Je pense que c’est une bonne attitude », confie-t-elle après son quart de finale victorieux.
Mais perdre une finale à domicile n’a rien à voir avec un simple tournoi. Cet été, de retour aux États-Unis, Pegula a pris conscience de l’ampleur de son parcours : « En arrivant ici et en sentant les encouragements des fans, je me suis rappelée que mon parcours l’an passé était incroyable. J’avais perdu contre celle qui venait de gagner à Cincinnati et allait remporter l’US Open, et pourtant c’était si proche : 7-5, 7-5. J’étais à deux doigts du titre. »
Cette lucidité met en lumière la principale limite qu’elle avait alors : rester trop dans sa bulle. « Cette fois, je suis venue avec une autre perspective. Même si je ne joue pas toujours parfaitement, j’essaie de savourer le fait d’avoir été finaliste et de recevoir autant de soutien. Face à Aryna, je veux profiter de l’atmosphère et du fait d’être à nouveau dans une position pour atteindre la finale, tout en affrontant la meilleure joueuse du monde. »
Pour beaucoup, cette approche pourrait sembler un handicap. Pas pour Pegula, confiante en son tennis et en son public. Jeudi, au cœur de l’Arthur-Ashe, le soutien des spectateurs pourrait bien faire une différence – et cette fois, l’Américaine ne compte pas laisser filer sa chance.




