Le cauchemar continue pour Daniil Medvedev. Pour la troisième fois de suite, l’ancien numéro 1 mondial a quitté un Grand Chelem dès le premier tour. Et comme à Wimbledon, c’est Benjamin Bonzi qui l’a renvoyé à la maison, au terme d’un match tendu conclu en cinq sets (6-3, 7-5, 6-7, 0-6, 6-4). Mais plus que la défaite, c’est l’attitude du Russe qui interroge : colère exagérée, raquette brisée et provocation envers le public.
Une saison cauchemardesque
Depuis l’Open d’Australie, où il n’avait remporté qu’un match, Medvedev accumule les échecs : élimination précoce à Roland-Garros, Wimbledon et désormais l’US Open. Face à Bonzi, il a semblé toucher le fond, autant sur le plan sportif que comportemental.
L’incident du photographe
L’épisode marquant s’est produit dans le cinquième set. Alors que Bonzi s’apprêtait à servir, un photographe est entré brièvement sur le court. L’arbitre a décidé d’accorder une nouvelle première balle, ce qui a déclenché la fureur du Russe. Mécontent, il a prolongé sa contestation pendant de longues minutes, chauffant le public et perturbant le rythme du match.
Bonzi, surpris par la scène, a dénoncé un comportement déplacé :
« Daniil a mis de l’huile sur le feu. J’avais l’impression d’être dans un stade de foot, pas sur un court de tennis », a-t-il confié.
Entre frustration et mauvaise foi
Après la rencontre, Medvedev a tenté de justifier son emportement, parlant d’une « décision injuste » et estimant que l’incident avait faussé le jeu. Mais ses explications, teintées de mauvaise foi, n’ont pas convaincu. Son coach Nicolas Mahut a lui-même regretté une attitude « indigne » d’un champion de son rang, rappelant que Sinner, Alcaraz ou Djokovic n’auraient jamais réagi de la sorte.
Un ancien n°1 mondial en plein doute
En conférence de presse, Medvedev a reconnu traverser une crise profonde :
« Je joue mal. Dans les moments importants, c’est encore pire. Service, retour, volée… tout est insuffisant. Je dois simplement mieux jouer l’an prochain. »
Le Russe, qui se plaint par ailleurs d’un manque d’indulgence de la part de l’ATP, apparaît désormais comme l’ombre du joueur qui avait dominé le circuit. Plus qu’une question de résultats, c’est son image et son rapport au jeu qui semblent se déliter.
Pour ses fans comme pour le tennis, il reste à espérer de revoir bientôt le vrai Medvedev : celui du talent et de la créativité, pas celui des excès et des polémiques.




