Après sa victoire en quatre sets sur Félix Auger-Aliassime (6-1, 3-6, 6-3, 6-4) dans la nuit, Jannik Sinner se qualifie de nouveau pour la finale de l’US Open, poursuivant ainsi sa série impressionnante de présences en finale de Grand Chelem depuis un an. Pour la troisième fois consécutive, le numéro un mondial retrouvera son dauphin au classement ATP et grand rival, Carlos Alcaraz. Le duel s’annonce particulièrement intense pour les deux joueurs.
Cette finale sera la troisième confrontation majeure entre Sinner et Alcaraz cette saison : après la victoire de l’Espagnol à Roland-Garros, l’Italien avait stoppé sa revanche à Wimbledon. La question reste ouverte : qui l’emportera cette fois-ci ? La rencontre se déroulera dimanche soir et sera à suivre en exclusivité sur Eurosport via HBO Max.
Lors de ses premières finales en Grand Chelem, Sinner avait affronté trois adversaires différents : Daniil Medvedev à Melbourne 2024, Taylor Fritz à New York il y a un an, et Alexander Zverev en Australie en janvier dernier. Cette fois, la diversité laisse place à la rivalité pure : Alcaraz, encore et toujours, pour un défi maximal et, forcément, passionnant.
« Je suis quelqu’un qui aime les défis », a déclaré Sinner après sa demi-finale. « C’est formidable pour le sport d’avoir des rivalités et, espérons-le, nous avons encore beaucoup de beaux matchs devant nous. » Pour le joueur coaché par Darren Cahill, affronter Alcaraz est un stimulant permanent : « Carlos est quelqu’un qui me pousse à la limite, ce qui est super, car cela me permet de donner le meilleur de moi-même. »
Sinner admet cependant qu’une telle fréquence de confrontations finit par rendre les duels plus prévisibles, même si la notion de routine est inenvisageable pour des finales de Grand Chelem. « Nous nous connaissons beaucoup mieux maintenant, lui comme moi, et nous préparons chaque match de manière très tactique. Mais la diversité des surfaces, des contextes et la volonté de revanche de l’un et de l’autre rendent chaque rencontre unique », explique le récent vainqueur de Wimbledon.
Et malgré tout, l’Italien avoue avec un sourire : « Parfois, ce serait chouette aussi de ne pas jouer contre Carlos. » Peut-être un mélange de fatigue et de stratégie, mais surtout l’envie de relever toujours de nouveaux défis. Et dans ce registre, personne n’est plus motivant qu’Alcaraz.




